26 novembre 2021

69."On peut discuter de tout... mais pas des chiffres"

Un rapport (officiel) qui en dit long sur les mensonges d’État : celui de l'ATIH, 

l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation

 

(L’ATIH est un organisme officiel, un établissement public de l’État)

 

 

Le  rapport publié le 28 Octobre 2021 par l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH) concerne le « poids des patients Covid dans l’activité hospitalière en 2020 ». Cet très officiel «établissement public de l’État à caractère administratif placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, des affaires sociales et de la sécurité sociale » révèle : « Les patients COVID représentent 2% de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020, tous champs hospitaliers confondus. »

Nous apprenons donc que nous subissons depuis 2020 des mesures liberticides, des mesures de destruction sociale et économique  à cause de « 2 % de patients dont 11 % sont décédés. »

 

En ce qui concerne  la terreur organisée autour des cas de réanimation : « Au cours de l’année 2020, les patients COVID représentent 5% de l’ensemble des patients pris en charge en service de soins critiques ». Ce rapport officiel confirme ce que disait à la TV, le Pr Bruno Megarbane, chef du service réanimation à Lariboisière : «Tous les hivers les lits de réanimation sont tous saturés. On demande des lits supplémentaires tous les hivers et rien ne nous est accordé ».

 

La saturation  des lits d’hôpital n’est pas le fait d’une Covid-19 mais le fait habituel depuis des années des épisodes hivernaux de maladies saisonnières dans un contexte de manque de lits dans les hôpitaux pour la population de France.

 

Les vagues successives sur lesquelles l’État nous secoue sans ménagement pour le plus grand profit des laboratoires pharmaceutiques vendeurs d’injections diverses et variées complètement inefficaces puisque nous en sommes à la 5ème vague, malgré les 80 % de la population vaccinée, sont organisées avec l’aide des fameux tests PCR contestés par les scientifiques indépendants.

 

Voici ce que la revue Nexus a rassemblé comme informations diverses :

 

Le Dr Toubiana sur Sud Radio résumait le 5 Octobre : «Sur 10 millions de personnes testées en France aujourd’hui seulement 4 % sont positives. Sur ces 4 %, 95 % ne sont pas malades. Il y a donc 99,7 % de gens ni positifs ni malades ». Et malgré cela notre gentil gouvernement organisateur de pandémies tient à ce que 100 % de la population reçoive l’injection expérimentale à ARN censée nous sauver d’une maladie qui n’existe pas pour 99,7 % des gens.

 

Ces tests PCR, auxiliaires de propagande, sont ultra sensibles, au moins un cinquième des résultats sont erronés  et peuvent détecter d’autres virus que le COVID-19 comme la grippe ainsi que  l’explique le Dr Delépine sur LCI, et réagir positivement à de très basses charges virales qui indiquent que la personne testée n’est ni malade, ni contagieuse. Ce que confirme le Pr Toussaint, professeur de physiologie à l’université de Paris-Descartes et directeur de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport : « La puissance de la technologie aboutit à une situation de sur-diagnostic et de nombreux faux positifs ». Sur LCI le 8 septembre 2020 il expliquait aussi : « Nous sommes en permanence dans un bain viral et bactérien qui nous enveloppe, qui nous anime et qui nous pénètre. Nous sommes porteurs de dix fois plus de bactéries et de virus que nous n’avons de cellules propres avec notre ADN »

 

« On nous parle de 30% de faux négatifs, ça paraît considérable. Sur un million de tests, ça voudrait dire qu’il y en a 300.000 potentiellement qui n’auraient pas la valeur qu’on attendrait d’eux ?» ose s’interroger un journaliste de RFI.

 

Même le Dr Blachier, pourtant pro-confinement en 2020, s’avoue abasourdi devant des chiffres nébuleux : Le 16 octobre 2020, sur l’antenne de LCI, il dit clairement que des collègues à lui et lui-même n’expliquent pas l’explosion du nombre de cas positifs annoncés qui ne coïncident pas selon eux avec les autres courbes. « Cela fait trois jours qu’on fait travailler nos équipes sur ces chiffres parce qu’on est très très très surpris ... Depuis début octobre, on a un phénomène très particulier qui concerne l’intégralité des régions et des départements de France. On a une espèce d’explosion du nombre de cas, et c’est très difficile à expliquer. Ce n’est pas mis en corrélation avec le nombre de nouvelles visites aux urgences. On a écrit à Santé publique France de manière indirecte pour leur demander des précisions. On commence à se demander si ces chiffres sont réels. C’est très étrange ce qu’il se passe. »

 

Le rapport de l’ATIH n’est donc pas surprenant pour ceux qui ont réellement cherché les informations et fait les recoupements nécessaires pour essayer de comprendre au lieu de s’affoler en 2020.

 

Et il était visible dès 2020 que le but visé n’était pas la santé.

 

Avec les injections actuelles qui ne se comportent pas comme des vaccins efficaces, des milliers d’effets secondaires sont analysés par l’ANSM, de nombreux décès sont signalés mais qui, étrangement,  sont beaucoup moins nombreux (1224 décès au 24/ 09 / 21 par l’ANSM) que ceux de la Hollande dont la population est bien moindre.

 

En tout cas s’est crée « VERITY France » : l’association initiée par les parents de Maxime, Mélanie et Sofia, tous trois décédés brutalement après la vaccination contre la Covid-19. D’autres proches de victimes sont en train de les rejoindre, comme Marc Doyer qui était intervenu sur CNews pour parler de son épouse, atteinte soudainement par la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Leur but : obtenir des réponses à leurs questions, faire cesser l’omerta sur les effets indésirables, et éviter à d’autres de vivre cette douloureuse expérience.

 

Une page Facebook avait été créée pour que puissent être collectés et relayés des témoignages de victimes, ou de proches de victimes, suite à la vaccination contre la Covid-19. Cette page en est à sa cinquième version censurée, avec ses milliers de témoignages. À ce jour, leur sixième page Facebook est toujours accessible, ainsi que leur groupe Telegram pour rester informé.

 

17 novembre 2021

68.Ce que le macronisme inflige à la France - Olivier Marleix

 

« Les Liquidateurs »

Ce que le macronisme inflige à la France

par Olivier MARLEIX

chez Robert Laffont, février 2021

 


O.Marleix député d’Eure-et-Loir. Maire de la ville d’Anet. Prix éthique de l‘association Anticor en 2020. Un des premiers à dénoncer les mœurs d’une certaine élite au moment de la vente d’Alstom. Dans cet essai il fait le bilan des années « En Marche » : les intérêts privés ont définitivement supplanté l’intérêt général.

 

O. Marleix fait remarquer d’abord que, du point de vue même de l’Ecole de Chicago, nous ne sommes plus en économie libérale puisqu’il n’existe plus de règles homogènes du marché mondial, dans les domaines du travail, de la fiscalité, de l’accès au capital, etc. En réalité le capitalisme mondial empêche la libre entreprise; agriculteurs, artisans, PME familiales ne peuvent résister à la concurrence des produits à bas coût, de la délocalisation, en générale de la concurrence favorisée par la dérégulation du capitalisme mondial.

 

Premier acte

 

En France les moyens de la redistribution disparaissent. Nous sommes à la fin d’un système dans lequel sont ponctionnés même ceux qui n’ont plus grand-chose. L’acte le plus emblématique de cette situation : la première loi de finance du président  Macron, dès son élection, la suppression des impôts sur les revenus du capital à hauteur de plus de 6 milliards d’euros (ISF), financée par une augmentation de la CSG y compris sur les revenus les plus modestes (petites retraites).

 

Macron n’est pas l’inventeur de la casse sociale et de la mondialisation financière mais il en est le serviteur le plus zélé. Son quinquennat marque le triomphe de ce capitalisme « illibéral » avec une recherche à tout prix d’attractivité immédiate, une hausse continue des dépenses sociales, une explosion de la dette et des fusions-acquisitions réalisées à un rythme inédit : Alsthom (américain) Alcatel  (finlandais), Lafarge (suisse), STX-France, Technip, notre  TGV national est devenu canadien, etc.

 

De la perte d’Alstom à la casse organisée

 

Maintenant, avec la perte d’Alstom, nourri par 70 ans de recherche et de commandes publiques,  l’entretien de nos centrales nucléaires et des turbines du porte-avions Charles-de-Gaulle est confié aux américains. Avec vente à Nokia d’Alcatel et d’Alcatel Submarine Networks, la France a perdu la maîtrise d’une entreprise qui réalisait, en 2019,  80 % du trafic de l’Internet mondial. Macron a laissé Nokia démanteler, par la suppression de milliers d’emplois d’ingénieurs, nos capacités dans le secteur de la 5 G.

 

Macron poursuit à un rythme accéléré la casse organisée à travers la justification par l’Europe :

Désindustrialisation continue, chômage accru, perte de pouvoir d’achat, de moins en moins de médecins formés, moins de gares desservies, moins de trains sur les petites lignes, moins de bureaux de poste, moins de perceptions, moins de services hospitaliers, moins d’écoles, etc.

 

Perte de confiance du citoyen dans la représentation nationale et perte de la souveraineté de l‘Etat

 

A juste titre le système de la démocratie représentative, le mode de représentation, la sincérité du personnel politique, nos institutions, le sens même de « citoyen » est mis en doute par le peuple à travers le mouvement des Gilets Jaunes dont la principale revendication fut le référendum d’initiative citoyenne (RIC).

 

La perte de souveraineté de l’État au profit de l’Europe, baptisée « transfert de compétences», l’affaiblissement de l’État-nation et la perte de considération pour notre système de démocratie représentative nous ont conduit  à la crise politique actuelle.

 

Il faut bien constater que l’Europe, même si on la croit souhaitable, fragilise, dévitalise nos démocraties en leur soustrayant des compétences et les transforme en coquilles vides. Les juges de la CEDH (Convention Européenne des Droits de l’Homme) ou de la CJUE (Cour de Justice de l’Union Européenne) ont plus de pouvoirs que les Parlements nationaux et leur imposent leur droit, leur jurisprudence; les conventions européennes, les traités internationaux sont supérieurs à nos lois. Les nations ne peuvent plus décider de leurs politiques par exemple pour les procédures pénales, le contrôle de l’immigration, etc.

 

Macron en tête de la dépossession

 

En 2018 Macron a franchi une étape supplémentaire dans la dépossession juridique avec le protocole 16 qui soumet le Conseil d’État et la Cour de Cassation à la CEDH.

 

A cette perte de pouvoir par l’extérieure s’ajoutent de nombreux transferts de pouvoirs par la décentralisation intérieure. A partir de bonnes intentions on est arrivé à des cartes administratives devenues peu à peu  illisibles depuis 1982. Les départements sont affaiblis au profit des régions mais non supprimés. L’intercommunalité transforme les petites communes aussi en coquilles vides.

 

Et nos impôts locaux ?

 

Les cantons sont redessinés, les régions fusionnées, en moins de 20 ans le paysage politique et administratif de la France a entièrement été chamboulé et on n’y comprend plus rien. Par exemple qui comprend à quoi servent les impôts locaux, partagés entre commune, département et région ? Un contribuable peut voir  ses impôts locaux augmenter alors que sa commune fait l’effort de réduire ses taux d’imposition, uniquement parce que l’intercommunalité dont personne ne connaît les responsables politiques, a décidé de les augmenter. On ne saurait imaginer lien plus déresponsabilisant entre élus et citoyens !

 

De plus dans un pays aussi attaché à l’idée d’égalité que la France, les inégalités territoriales ne sont pas seulement le fait de la plus ou moins grande compétence des élus locaux mais aussi le fruit de politiques nationales inéquitables attribuant plus de dotations et de subventions aux territoires les plus riches. Avec des écarts, en 2014, allant de 14 Euros à 105 Euros par habitant entre commune rurale et métropole.

 

Perte de souveraineté de plus en plus grande

 

La perte de souveraineté juridique, la perte de souveraineté populaire, des intérêts économiques particuliers qui prédominent sur l’intérêt des citoyens auxquels s’ajoutent les « affaires » qui secouent régulièrement la vie politique (Par exemple celle d’un ministre du budget, Cahuzac, pris dans une fraude fiscale massive, avec compte en Suisse) ont conduit à la perte de confiance qui s’exprime actuellement dans les urnes.

 

La banalisation des affaires sous Macron permettent qu’un Président de l’Assemblée puisse être mis en examen sans susciter de véritable émotion ou qu’un Bayrou, ministre de la Justice peut être chassé du gouvernement à cause d’une enquête (emploi fictif) puis bombardé « haut-commissaire » avec rang de super-ministre après sa mise en examen !

 

Crise de l’information : s’informe est devenu compliqué

 

Maintenant c’est la crise de l’information qui aggrave encore la crise de confiance. S’informer est devenu compliqué. Les milieux financiers, quand ils ne contrôlent pas directement les médias, sont en mesure de multiplier, via des think tanks ou autres instruments, des informations, des études au service de leur cause. Ils sont capables d’entretenir des fake news officielles dans le débat public au service des intérêts économiques de quelques-uns.

 

Avec le pouvoir macronien, la question de la confiance a pris une tournure nouvelle. Il ne s’agit plus de cynisme ordinaire ou de dévouement feint, mais carrément, pour qui travaille vraiment  Emmanuel Macron ? Un Macron, qui n’est plus à une tartufferie près, dénonce un jour ce qu’il encense le lendemain ou vice versa, n’a aucune parole et se dément lui-même en quelques mois ou quelques jours sans vergogne.

 

Corruption et trahisons en chaîne


Corruption, manque de transparence, mensonges, trahison des élus, des hauts fonctionnaires qui servent leurs intérêts privés ne sont pas des faits nouveaux mais avec l’arrivée de Macron au pouvoir s’ajoutent les conflits d’intérêts au plus haut sommet de l’État. On s’interroge maintenant sur l’influence des milieux d’affaire sur le pouvoir et en particulier sur le Président de la République.

 

Un Président de la République qui n’hésite pas à se mettre en scène en hôte des chefs d’entreprise du monde entier à Versailles ou en accueillant en grande pompe à l’Elysée le patron du plus grand fonds d’investissement du monde, BlackRock ou qui s’improvise négociateur en chef de la vente d’Alstom Transports à Evian en 2017. Macron ne craint pas le mélange des genres, lui qui déjà pendant son ministère sous Hollande, avait vendu la branche énergie d’Alstom à Général Electric par l’intermédiaire de la banque qui était son employeur avant son entrée en politique et dont plusieurs associés ont financé ensuite sa campagne présidentielle.

 

Pendant les deux années que Macron passera à Bercy, la place financière de Paris connaîtra son âge d’or des fusions-acquisitions : ventes de nos industries à un rythme sans précédent et qui ont engendré des  centaines de millions d’honoraires de conseil dont a profité le Tout-Paris de la finance.

 

A quoi répond, par exemple, la réforme prévue pour les retraites ?

 

Olivier Marleix énumère d’autres  décisions économiques prises par Macron ministre, puis ensuite par Macron Président de la République qui jettent le trouble sur ses motivations réelles.

Des dossiers troublants montrent à l’évidence son lien avec la haute-finance. Par exemple sa proposition de réforme des retraites répond au dispositif sollicité par BlackRock, principal gestionnaire d’actifs au monde. La loi Pacte de Macron, modifiant en toute discrétion les règles applicables aux produits d’épargne retraite, est une réforme dont les principaux bénéficiaires seront les fonds anglo-saxons dont BlackRock.

 

La réforme des retraites ferait perdre à la Sécurité Sociale plus de 60 milliards d’euros correspondant à la différence entre les pensions qu’il faudrait continuer à verser, aux revenus partis ou partant à la retraite, pendant une longue période de transition avant le nouveau « système universel » plafonné à 9000 euros. On comprend pourquoi le vice-président du géant américain de la finance avait ouvertement appelé à voter Macron.

 

Et la scission de EDF ?

 

Autre projet troublant : la scission d’EDF. Un projet qui se révèle ni au service des Français ni au service des entreprises françaises. Comme le serait la privatisation d’ATP (autoroutes) heureusement compromise d’abord par une affaire de corruption puis par  la crise de la covid-19 et l’effondrement de la Bourse.

 

La transparence entre le monde des affaires et le pouvoir n’est pas encore d’actualité car la loi « Sapin 2 » de 2016 est rédigée de façon à faire porter l’obligation de transparence sur les lobbyistes et non sur les autorités politiques.

 

Le rapport de 2019 du « Groupe des états contre la corruption » du Conseil de l’Europe (GRECO) souligne qu’en France le maillon faible de l’influence et de la corruption est le contact avec le Président de la république, le Premier ministre ou les ministres, à leur initiative. Il y est écrit: « ...Les membres de l’exécutif, y compris le  Président de la république, devraient donc faire état publiquement et à intervalles réguliers des lobbyistes rencontrés et des questions abordées. »

 

Les décisions prises par les dirigeants politiques de la France sont-elles dans l’intérêt général ou pour servir d’autres intérêts que ceux du peuple français ? Les vertus civiques qui s’imposent aux citoyens devraient davantage encore concerner ceux qui accèdent aux responsabilités.

 

Le capitalisme de connivence

 

O. Marleix dénonce un capitalisme de connivence en haut et toujours plus d’étatisme en bas, marque d’un illibéralisme dont Macron est le champion. C’est l’inverse de ce qui serait souhaitable pour Olivier Marleix : laisser respirer les entrepreneurs en bas et défendre, en haut, les intérêts nationaux par une concurrence loyale sur le marché.

 

Autre problème qui plombe la France : des économies sont faites en supprimant des services publics en bout de chaîne  dans les territoires ruraux mais les emplois des hauts fonctionnaires dans les administrations centrales, plus coûteux, sont conservés. En 2017  les grands administrateurs rémunérés « hors échelle lettres » c’est-à-dire à un niveau au moins équivalent à un parlementaire sont 70.000 au lieu de 25.000 avant la décentralisation en 1985. En supprimant 10 % de cet effectif accru par un chamboulement inepte du paysage administratif, on économiserait immédiatement 1 milliard. (A cela s’ajoute la gabegie des salaires des «Intouchables d’Etat» : résumé de l’enquête de V. Jaubert  à  lire dans le blog, articles 10 et 11 de décembre 2020)

 

Incohérences et double langage : la parole d l’État dévaluée

 

Olivier Marleix souligne ensuite toutes les incohérences entre le discours de Macron et ses actions politiques.  Dans la France de Macron la politique industrielle est faite par les banques d’affaires au service de la rentabilité du capital et non au service des salariés ou de l’intérêt industriel du pays. Mais il est vrai que cela fut favorisé par la casse de l’industrie française depuis 30 ans avec des partis de gauche comme de droite au pouvoir, la montée en puissance d’investisseurs étrangers depuis les années 1990, qui aboutissent à ce que la France soit devenue un terrain de jeu pour l’industrie mondiale de la finance.

 

La France de 2020 est incapable de faire face aux besoins de sa population : masques, tests, lits d’hôpital, etc. Les aides accordées à Renault, Air France vont en réalité accélérer les restructurations annoncées avant 2020.  Par exemple, Air France en contrepartie des 7 milliards d’aides va supprimer 40 % de sa desserte du territoire national,  réduire de 30 % ses effectifs français et confier des tâches à des sociétés de service étrangères. Même chose avec Renault qui supprime 5000 emplois en France.

 

Nous n’avons déjà  presque plus le contrôle de notre économie et de notre appareil productif industriel. Et l’attractivité auprès d’investisseur étrangers, qui est l’alpha et l’oméga de la politique de Macron, si elle facilite une augmentation du capital à un moment donné, entraînera encore une perte de contrôle à terme. Tout en faisant semblant de défendre notre patrimoine industriel mais sans grande résolution au quotidien dans l’action politique.

 

Olivier Marleix passe en revue tous les inconvénients, poids financiers et désastres sociaux, pour les citoyens européens, conséquences de l’Europe néolibérale actuelle.

 

La France vit à crédit

 

La France vit à crédit depuis 50 ans et y perd chaque jour un peu plus de sa souveraineté. Sa souveraineté financière et un moyen de réduire la dépense publique sont est des enjeux importants à plus ou moins brève échéance.

 

Il fait remarquer la confusion entretenue entre « protection sociale » qui repose sur la cotisation et le reste des « aides sociales » financées par l’impôt. La protection sociale représente des acquis sociaux auxquels les français sont attachés et qui ont un coût mais, écrit-il, « ce n’est pas eux qui ont creusé la dette française ! » Il explique les risques que les réformes de Macron font courir à notre système de protection sociale et tous les désavantages sociaux qui vont s’en suivre.

 

Macron champion moderne de la start-up nation n’a pas un brillant bilan : « Beaucoup de communication, un peu de levées de fonds et quelques pincées d’entre-soi ». Sa nouvelle économie nous a attiré les GAFAM, qui dictent leurs lois et demain les Chinois…

Sa séduction a opéré sur les entrepreneurs du numérique et un électorat de jeunes diplômés rêvant de devenir milliardaires… Mais, à part la communication, les réceptions et les annonces avec tambours et trompettes, le bilan de Macron n’est pas à la hauteur des espérances. Le décalage entre le récit et la réalité est très grand. La France a perdu entre 2017 et 2019 deux places parmi les 100 pays analysés en fonction de leur attractivité pour les start-up, derrière l’Espagne et devant la Finlande : beaucoup de bruit pour rien !

 

Macron incarne une imposture

 

Pour Olivier Marleix, E. Macron incarne une des pires impostures de notre histoire. Macron s’est fait passer pour l’homme qui allait rompre avec le « système » et incarner une « révolution », titre du livre-programme qu’il a publié à la veille de son élection, mais il n’a pas proposé un nouveau monde plus juste, il représente la rencontre du mondialisme, de l’économie de marché et de la social-démocratie : rien de nouveau sous l’horizon.

 

Dans le macronisme une bourgeoisie libérale sur le plan économique et conservatrice sur le plan social est  réunifiée pour former son « bloc élitaire » selon la formule du politologue Jérôme Sainte-Marie. Macron est plébiscité par une France heureuse non concernée par ses réformes et parfaitement adaptée à la mondialisation, qui ne veut rien changer pour elle-même mais ne veut pas apparaître conservatrice.

 

Quid de l’électorat de Macron ? Du ‘sauve-qui-peut des biens pensants’ aux Gilets Jaunes !

 

 

L’électorat de Macro en 2017 est plutôt urbain, plus diplômé et plus riche selon les études d’opinion. On y trouve les 0,1 % les plus riches, la bourgeoisie parisienne et une petite bourgeoisie qui, par mimétisme, vote aussi Macron dans un intérêt de classe qui n’est en réalité pas le sien.

 

Macron doit également sa victoire à l’union des élites politiques de gauche et de droite tentées de s’unir pour faire front face aux populismes et pour s’accrocher au pouvoir : Le sauve-qui-peut des biens pensants !

 

La crise des Gilets Jaunes fut le ressac de cette grande tromperie orchestrée autour de Macron avec le concours d’une élite qui s’imagine qu’elle peut s’affranchir du peuple.

 

 

14 novembre 2021

67.La 'Nécessaire souveraineté' pronée par Coralie DELAUME

 

« Nécessaire Souveraineté »

Coralie DELAUME

Michalon Éditeur, 2021 Préface de Natacha Polony

Ouvrage (inachevé) posthume

 

Coralie Delaume décédée précocement en 2020 a laissé inachevé ce texte.  Commissaires aux armées, puis bloggeuse, journaliste et essayiste, fondatrice de « L’arène nue » elle a publié 4  ouvrages : «Europe, les Etats désunis  (2014), La fin de l’Union européenne (2017), Le couple franco-allemand n’existe pas ( 2018), et 10+1 questions sur l’Union européenne (2019), en collaboration avec David Cayla.

En préface N. Polony souligne que le titre du livre n’est pas un vœu pieux mais un diagnostic et exprime son estime pour le combat de Coralie Delaume dénonçant la forfaiture intellectuelle consistant à assimiler le souverainisme à un identitarisme.  « Alors que souveraineté n’est que l’autre nom de démocratie, faire de sa défense une forme de nationalisme et de fermeture à l’autre permet de maquiller en noble ouverture le contournement systématique de toutes les institutions démocratiques par des instances indépendantes c’est-à-dire non élues.»

 

Résumé et extraits du livre 

 

Consciemment ou non nous vivons sous l’empire de l’idéologie du « Consensus de Washington » inspiré en 1990 par l’économiste John Williamson qui propose que soient  appliqués partout le libre-échange, la privation des entreprises publiques, la discipline fiscale et la baisse des dépenses publiques, la fixation des taux d’intérêts par les seuls marchés financiers ou la dérégulation des marchés de biens et de services.

Ces préconisations techniques du néo-libéralisme sont bien connues car largement pratiquées aujourd’hui. Mais ce qu’on connaît moins, nous explique Coralie Delaume, c’est la vision du monde, la conception philosophique du monde qui sous-tend le néo-libéralisme et ses conséquences.  Celle-ci pose la primauté de l’économie sur le politique et à terme cela mène à la négation de la démocratie. 

Le théoricien de la société néolibérale, Friedrich Hayek, dès 1939, décrivait sa fédération économique européenne idéale dans laquelle était abolie la notion de souveraineté populaire  et dont le principe organisateur de la société était le marché et la concurrence, sorte de pilote automatique qui ne devait pas être gêné par l’Etat, et dont le mécanisme ne devait pas être empêché ou modifié par les gouvernements, les parlements ou les citoyens.

« La construction européenne ressemble de manière frappante à ce qu’il prescrivait.» « Les états membres ont perdu une part sans cesse croissante de leur capacité positive d’agir à mesure qu’ils s’enserraient dans la mondialisation néolibérale. »

Une partie essentielle de la capacité d’agir est maintenant transférée à des entités indépendantes, non élues, comme par exemple la Banque Centrale Européenne, La Commission ou la Cour de Justice de l’UE, etc. qui participent à « l’étiolement des souverainetés nationales.»

« L’UE est supranationale et non intergouvernementale, ce qui suppose des transferts de souveraineté et non la simple mise en commun de compétences. Or transférer sa souveraineté, c’est y renoncer. C’est en cela que l’Europe telle qu’elle existe est attentatoire à la souveraineté des états membres. Mais pas uniquement. Elle l’est aussi parce qu’elle et néolibérale. Or en régime néolibérale, un certain nombre de choix sont proscrits, notamment ceux qui pourrait perturber le fonctionnement du marché.»

Et ce qui perturbe le fonctionnement du marché du point de vue néolibéral c’est tout ce qui est bien public, tout ce qui est décidé démocratiquement.

L’État demeure très présent mais pour agir de façon « à créer les conditions d’une concurrence efficace et assurer que rien ne vienne l’entraver... Sa mission consiste à produire l’armature juridique nécessaire au déploiement le plus parfait possible du marché...». « La dérégulation exige de produire beaucoup de normes.» Paradoxalement plus l’état déréglemente en faveur du marché plus il produit de règlements, de loi et d’ordonnances pour « faire sauter les protections sociales considérées comme des entraves à l’ajustement des prix.» « Les parlements transposent des paquets de textes venus de Bruxelles. »

Les états membres ne peuvent plus jouer leur rôle de redistribution. La société est nié par le néolibéralisme qui ne considère que des individus mus par des intérêts personnels, des calculs égoïstes.

 En France depuis 1983  les mêmes politiques ont été menées par la gauche et la droite pour en arriver où nous en sommes en 2021, « l’impuissance politique dans le cadre de la mondialisation néolibérale et d’une Europe supranationale ‘gouvernancée’ par des indépendantes » ou par des experts au service d’une ploutocratie.

L’UE n’est rien d’autre qu’une petite mondialisation pure et parfaite...immédiatement branchée sur la grande. Elle est le foyer du néolibéralisme maximal, la région du monde où l’on observe dans leur expression la plus aboutie la mise en marché de toute chose d’une part, la montée en puissance, l’autonomisation et la politisation des technocraties et autres ‘indépendantes’ d’autre part.» « L’UE possède également des caractéristiques propres aux empires...Elle est régulièrement comparée au Saint-Empire romain germanique..»


Coralie Delaume dénonce « l’européisme» la religion séculière au nom de laquelle tout est permis, y compris d’ignorer les plus claires expressions de la souveraineté populaire. Pour Coralie Delaume la souveraineté populaire souhaitable dépend de la souveraineté nationale donc de l’indépendance nationale. Et « cela implique que toutes les nations sont égales. Ce principe n’est jamais réalisé dans les faits puisque les rapports entre nations sont des rapports de force...» Elle rappelle l’article 3 de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ( «Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ») ainsi que  celui de la Constitution de 1958 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »



Nos infrastructures publiques sont peu à peu vendues. La liquidation de la France est en accélération avec Macron qui ne cesse « d’ appuyer  sur le champignon néolibéral » (Voir « Les Liquidateurs. Ce que le macronisme inflige à la France et comment en sortir. » d’Olivier Marleix, Laffont, 2021, bientôt dans le blog).

Avec Macron il semble que nous soyons entrés « dans une phase de radicalisation autoritaire néolibérale, dans laquelle l’État ...est également le censeur chargé de réprimer la contestation ...La dureté  avec laquelle  ont été traités les Gilets Jaunes...les milliards...déversés sur les entreprises sans prise de contrôle, sans même d’exigence que soient préservés les emplois, pourraient être le signe d’une telle évolution. On se dirigerait alors vers une montée continue de la violence, un ensauvagement des sociétés et la perspective de solutions politiques aventureuses.»
 

Les réactions à la suprématie de l’économie néolibérale dans les populations des états membres sont les montées du populisme identitaire, les refuges dans le communautarisme, dans l’identité d’une communauté, des mouvements sociaux comme les Gilets Jaunes ou la résignation qui s’exprime par exemple en France dans l’absentéisme aux divers votes.

Elle signale que « le discours populiste est aussi un discours fort sur la nation qu’on lui a tout bonnement abandonné. Pourtant, la nation est le réceptacle de la souveraineté populaire, le cadre d’exercice de la démocratie. La nation est également un riche legs de souvenirs, c’est-à-dire une histoire.»

Elle remarque que la dissolution des nations dans le marché  s’accompagne d’un « discours dépréciatif tant euro-libéral que de gauche...» Elle regrette que nos élites concourent à la perte de confiance en la France soi-disant « trop petite, trop dispendieuse, trop coupable, et de tout: esclavage, pétainisme, colonialisme», etc.

C. Delaume propose de remettre en question la place accordée au libre-échange, à la concurrence, au rôle des marchés, d’abandonner probablement l’euro, de réécrire les traités européens, de réaliser une véritable coopération gouvernementale à la place de la supranationalité, de pratiquer de vraies politiques industrielles et de développement des services publics sous l’égide d’un État planificateur qui ne serait plus le  régulateur et assureur du marché qu’il est devenu.



 

Postface : Commentaire personnel élargi

 

Dans l’histoire européenne, la France apparaît comme une des nations les plus stables et la plus unifiée avec son Etat centralisateur qui était puissant. Les Français se sentent, ou du moins, se sentaient appartenir à une culture commune à laquelle des Français d’opinions et d’origines diverses s’identifiaient. Il y a donc bien une culture française qui agissait comme facteur d’unité civilisatrice, quoi qu’en dise M. Macron qui affirmait, en février 2017 : « Il n’y a pas une culture française...»

 

M. Macron arrivé au pouvoir grâce à l’argent corrupteur d’une oligarchie apatride et fer de lance d’une « nouvelle normalité » et participe à la désintégration de cette culture française par sa politique orchestrée de l’extérieur sous influence de multinationales sino-américaines.

 

Cette culture française est également dévaluée depuis quelque temps par des élites intellectuelles et politiques françaises qui ajoutent leur note discordante à l’acculturation du divertissement sous influence américaine depuis la fin de la seconde guerre mondiale et à une récente culture politico-religieuse issue d’une minorité islamiste, complètement étrangère à la culture française.

 

Par inconscience, naïveté ou lâcheté, des « progressistes », facilitent l’implantation de la nouvelle civilisation technicienne à fondre tout le monde en une masse indifférenciée, consumériste et honteuse de son héritage national, en France et ailleurs.

 

Nous sommes même invités, maintenant en France, à être honteux d’être blanc. Comme si le peuple français devait prendre à sa charge la culpabilité de l’esclavagisme pratiqué par une riche élite de son passé et en occultant que les premiers négriers esclavagistes ont été des rois noirs africains qui vendaient leurs sujets, suivis par des peuples musulmans qui ont pratiqué aussi, en second, un esclavagisme important.

 

Reprendre l’étude de véritables ouvrages historiques me semble urgent à notre époque où l'histoire est revue et corrigée par des manipulateurs politiques au service de la "nouvelle normalité" mondialiste.

 

Dans ce contexte parler de nation et de souveraineté culturelle ou nationale est devenu inconvenant et grossier.

 

C’est pourquoi le petit livre de Coralie Delaume qui remet des concepts à leur place et réhabilite les notions de nation et de souveraineté attribuées indûment à un populisme péjoratif me semble d’actualité.

 

69."On peut discuter de tout... mais pas des chiffres"

Un rapport (officiel) qui en dit long sur les mensonges d’État : celui de l'ATIH,  l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitali...