09 septembre 2021

56. Ce qu'en 1917 on pensait déjà sur la période actuelle - Rudolf Steiner.

 

La CHUTE DES ESPRITS ...

 


Question posée en préambule par l’éditeur : Les choses vont-elles mieux aujourd’hui qu’en 1917 ?

 

 

2021… Nous vivons assurément une époque particulière de l’histoire de l’humanité. La situation dans les ‘démocraties’ occidentales et dans le mode entier est déroutante, difficile à vivre au quotidien pour toute personne douée d’une conscience un tant soit peu ouverte sur la réalité.

 

Je propose dans les pages qui suivent des extraits de propos déjà ‘vieux’ que je trouve d’une grande actualité. Ils sont énoncés en 1917 au moment de la première guerre mondiale. Je pense que nous sommes dans une sorte de troisième guerre mondiale qui n’est plus une guerre entre les peuples mais une guerre contre les peuples, menée de manière plus ou moins avouée par une min
orité ultra riche et toute puissante avec la collaboration de nombreux gouvernants et médias corrompus. 

 

Jeanne

 

R. Steiner, GA 177, Ed. Centre Triades, 1978 (Volume 177 de l’œuvre complète de Steiner)

Conférences du 29/09 au 28/10/1917 à Dornach (Suisse)

 

 

 

Propos de R. Steiner :

 

« L’atmosphère spirituelle dans laquelle vit l’humanité est tellement imprégnée de la volonté de créer des malentendus qu’à peine prononcés, les mots sont  interprétés dans un autre sens que celui donné... Il est difficile à notre époque de se former un jugement libre, indépendant, dans cette atmosphère...»

 

«Le sens des réalité fait défaut aujourd’hui même dans les choses les plus primitives de la vie alentour et de l’expérience intérieure. Les humains croient aujourd’hui être réalistes...et sont en fait les théoriciens les plus abstraits que l’on puisse imaginer, ils sont pleins de théories uniquement, ils dorment au milieu des théories, et n’ont aucune conscience. Lorsque l’un d’eux se réveille...et parle en homme éveillé, on ne tiendra tout simplement pas compte de ce qu’il dit...»

 

Dans la conférence du 28/10/1917, Rudolf Steiner prend comme exemple de concept pris pour une réalité, un concept « avec lequel on endort les gens », le concept de démocratie. 

 

«Ils (les citoyens) ne s’aperçoivent pas que les structures  de la démocratie sont de telle nature que toujours quelques-uns tirent les ficelles, et que les autres sont tirés…. Et lorsqu’à un moment, un homme s’éveille, on le laisse de côté

 

L’exemple d’homme réveillé cité par Steiner dans cette conférence est un journaliste qui écrit en 1910 : « Le grand capitalisme a réussi à faire de la démocratie l’instrument le plus merveilleux, le plus souple, le plus efficace, pour exploiter la collectivité. On s’imagine ordinairement que les gens des finances sont les adversaires de la démocratie; c’est une erreur fondamentale. Ils sont plutôt ceux qui la mènent et la favorisent. Car elle constitue le paravent  derrière lequel ils dissimulent leurs procédés d’exploitation, et ils ont en elle la meilleure protection contre l’éventuelle indignation du peuple.»

 

Rudolf Steiner dit de cet homme : « En voilà un qui s’est réveillé et qui a vu que ce qui importe, ce n’est pas de jurer par la démocratie mais de pénétrer les profondeurs de la réalité, non pas d’admirer les slogans mais de voir ce qui se passe en réalité… Ce même auteur a établi une liste de 55 hommes qui en réalité dominent et exploitent la France. .. Son livre ‘La Démocratie et les Financiers’ présente des impulsions qui peuvent  mener à discerner ce qu’il faudrait percer à jour aujourd’hui, et réduit à néant beaucoup de choses qui engloutissent dans un brouillard les cervelles des humains…. Vous y trouverez aussi une très belle description de la situation pénible dans laquelle se trouve le parlementaire. Les gens croient qu’un parlementaire vote selon ses convictions… Le peuple lui attribue 3000 francs par an d’indemnité et les actionnaires 30.000 francs. De quel côté le pauvre homme doit-il se ranger ? ...Un socialiste, un homme du peuple comme Millerand, en tant que représentant de plusieurs compagnies d’assurances, touche 30.000 francs par an. Qu’en est-il de l’indépendance de Millerand

 

D’autres exemples de ce type sont mentionnés.

 

L’auteur de ce livre,  Françis Delaisi,  parle aussi de la «machine à voter» parlementaire qui aura une fin.

 

«Il sait que, si l’évolution doit prendre un cours sain, c’est tout autre chose qui en prendra la place

 

« Delaisi pense aussi... qu’on verra encore longtemps fonctionner les Parlements mais la vie véritable les aura abandonnés.» Ils subsisteront en « organes inutiles », en «vestiges décadents ».  

Francis Delaisi est le fondateur de l’ancêtre du ‘Canard Enchaîné’

Il semble que nous soyons arrivés à ce stade décadent de parlements soumis à un pouvoir exécutif sur lequel ils n’exercent plus aucun contrôle. En Europe, et surtout en France, la démocratie n’est plus qu’un mot, les dirigeants de nos vies nous sont inconnus et leurs obscures intentions peu rassurantes pour nos vies mêmes.                                                                        

 

« Aujourd’hui de grandes masses d’hommes vivent comme en dormant, sans penser, sans prendre garde à ce qui se passe parfois en réalité dans des cercles importants qui vivent dans leur voisinage

 

«Au XVIIIème siècle une association a élaboré certaines pensées, certaines conceptions qui se sont enracinées dans les âmes des humains et deviennent des forces actives dans le domaine où de telles sociétés veulent agir, puis gagner la vie sociale et déterminer le comportement des humains les uns envers les autres. Ils ignorent d’où vient ce qui vit dans leurs émotions, dans leur sensibilité, dans  leurs impulsions volontaires. Mais ceux qui connaissent la trame de l’évolution savent comment on fait affleurer les impulsions, les émotions

 

« Et parce que les humains ne sont pas capables de saisir à l’aide de leurs concepts, de leurs représentations, la réalité qui est là, ils glissent de plus en plus ver le chaos

 

Le chaos organisé actuellement dans le monde est préparé depuis longtemps. Voir à ce sujet les analyses de Pierre Hillard et de Valérie Bugault qui expliquent comment et par qui ce chaos grandissant est orchestré (cf. Le blog de Jeanne la veilleuse)

 

«Et le temps viendra, dans un avenir peut-être pas très lointain... où l’on verra se développer ...de tout autres tendances, ...où l’on dira : parler d’esprit et d’âme, c’est pathologique... On éliminera l’âme au moyen d’un médicament... on trouvera un vaccin grâce auquel l’organisme sera traité dès la prime jeunesse... afin que ce corps n’en vienne pas à penser qu’il existe une âme et un esprit... On confiera aux médecins matérialistes le soin de débarrasser l’humanité des âmes

 

« Une tendance est ancrée à penser en matérialiste. Cette tendance les amène, même s’ils se bercent de l’illusion qu’ils ont foi en autre chose, à ne croire en fait qu’au plan physiqueils ne peuvent évidemment pas faire autrement qu’admettre pour unique idéal l’activité qui établira le Paradis sur  ce plan physique…(et) s’abandonner à cette illusion que ...l’on peut y établir des institutions qui le rendront parfait… Tout ce qui provoque les discours de toutes sortes d’agitateurs politiques, sociologues et autres ...repose sur des illusions. Et ces illusions, ...(y compris dans) l’éducation, reposent sur ce fait que les humains ne voient pas le rapport entre le plan physique et les autres sphères de l’univers...»

 

« De telles illusions (instaurer le Paradis sur terre) dominent l’humanité dans de très vastes milieux et cela crée une situation malsaine.»

 

«Des sociétés dotées d’idéaux, il y en a vraiment eu en suffisance au début du 20ème siècle. Mais que ...ces idéaux se soient réalisés, voilà ce qu’on ne peut pas dire

 

« Quand vous regardez le monde avec un seul sens (la vue), vous êtes de toute part victimes de l’illusion… Mais on ne peut pas agir avec ce qui est dans le champ de la maya, de l’illusion ; on ne peut agir qu’avec ce qui est dans la réalité

 

C’est pourquoi les impulsions et idéaux politiques n’aboutissent pas.

 

« Les idées qui nous proposent le monde autour de nous et qui n’ont pas leur origine dans le spirituel, sont impuissantes à nourrir les besoins de l’homme. C’est pourquoi les théories politiques et socialistes de notre temps sont pauvres... Les humains ne jugent les choses qu’en fonction de ce qui se trouve sous leurs yeux, ils ne veulent pas se laisser inspirer par des éléments spirituels. Et c’est pourquoi les théories et programmes politiques sont insuffisants

 

Nous  voyons en 2021 les effets ultimes des théories socialistes dans le pays soi-disant des droits de l’homme qui veut rendre obligatoire, avec ses représentants ‘socialistes’, une injection expérimentale obligatoire de matériel génique à toute la population, excepté les parlementaires  et peut-être les forces de l’ordre,  malgré les cris d’alerte de scientifiques indépendants qui prévoient combien cette injection va être destructrice.

 

«Les idées et les idéaux ne peuvent s’épanouir que là où les hommes vivent dans l’atmosphère réelle de la vie spirituelle. Il faut pour cela que cette vie spirituelle, on la perçoive dans sa réalité

 

Il ne suffit pas de parler d’amour et de paix, de liberté, d’égalité et de fraternité, de même qu’il ne suffit pas « d’exhorter un poêle à chauffer, si on n’y met pas de bois et si on n’allume pas le feu, rien ne se passera

 

« Lorsque des hommes ne portent aucun intérêt sain aux phénomènes objectifs de ce monde, lorsque surtout ils n’ont d’intérêts que pour ce qui se rapporte à eux-mêmes, leur affectivité est souvent si dégradée que les instincts nécessaires sont absents qui peuvent porter l’intérêt pour les vérités occultes, notamment celles du domaine voisin du plan physique

 

De 2020/2021 cela rend spécialement vulnérable et soumis face à la propagande quotidienne.

 

Mais Steiner explique que la communication des vérités spirituelles est exposée à de grandes difficultés du fait que « toutes sortes de sottises à propos des mondes supérieurs ne peuvent être corrigées immédiatement car elles échappent à la discipline imposée par le plan physique », discipline qui permet de pouvoir corriger mensonges ou erreurs concernant le monde extérieur. Malgré cela cette communication des vérités spirituelles étant nécessaire c’est à nous d’être vigilants et ouvert à la compréhension par notre attitude d’âme.

 

Steiner précise aussi que la civilisation doit progresser mais que si elle ne progresse que sur le plan technique, elle sera destructrice pour le bien-être des humains et ces progrès techniques apporteront la décadence. Et il ne s’agit pas de refuser les progrès techniques mais d’être lucides vis-à-vis  des « nécessités d’airain qui président à la marche de l’humanité», de comprendre que la courbe d’évolution de la civilisation est tantôt ascendante, tantôt descendante et enfin de manifester certaines impulsions intérieures. Malheureusement, concernant certaines impulsions intérieures, « ce qui compte beaucoup plus pour les humains, c’est le sentiment d’être vertueux, c’est de pouvoir baigner dans cette atmosphère : je suis un être désintéressé, je ne fais rien pour l’amour de moi ! Je suis un être parfait, un homme de bonne volonté, un homme qui ne croit à aucune autorité. Après quoi on se précipite dans le sillage de toutes les autorités possibles. Ce qui est pour les hommes d’aujourd’hui infiniment plus important que de posséder vraiment la vertu, c’est de se délecter dans la conscience qu’on la possède

 

« La connaissance de l’homme est si rare et le conformisme si répandu… Ce qu’il faudrait cultiver... c’est la compréhension de l’être humain, afin de pouvoir s’adapter à l’individualité; car les individualités sont beaucoup plus différents qu’on ne le pense... l’homme est aujourd’hui un être vraiment complexe

 

« Le salut n’interviendra dans les structures sociales chaotiques que lorsque les hommes comprendront qu’ils ont à se préparer maintenant à rechercher un lien avec le monde spirituel

 

Pour y parvenir Steiner mentionne, entre autre, l’importance d’une autre éducation des enfants, d’une autre pédagogie et de choisir des pédagogues sur d’autres critères que ceux admis actuellement ; en particulier des pédagogues efficaces devraient être plus ou moins «prophètes» afin de «percevoir l’être intérieur qui ne se manifeste pas» en l’enfant à éduquer qui est toujours différent de ce qu’il exprime extérieurement. 

« L’être humain devient sensé précisément quand on ne cultive pas trop tôt son intelligence... On développe l’intelligence par une foi saine en une autorité justifiée

 

Ce qui éviterait certainement que l’être ensuite ne garde une foi en l’autorité injustifiée à l’âge adulte. Cette foi en l’autorité pour se dispenser de penser de façon autonome est un fléau spécialement en France. (J’en connais personnellement l’influence par mon activité professionnelle de recherche avec une méthode d’investigation non reconnue par les institutions.)

 

« Une grande partie de notre pensée moderne, celle de l’humanité civilisée qui se croit si sage, si éclairée, repose sur le fait que cette pensée est restée à la mesure d’une cervelle d’enfant... c’est une pensée enfantine... Et cela vient essentiellement du fait qu’on ne s’est adressé qu’à l’intelligence de l’enfant. On en reste alors à ce niveau toute sa vie.»

 

«...Enrichir l’âme de l’enfant de contenus vivants... (pour) ranimer son être à la vie intérieure, il en sera moins nerveux à l’âge adulte...»

 

«...De même, il faudra mettre fin à ces affreuses abstractions qu’on enseigne aujourd’hui sous le nom d’histoire...»

 

« Ce cloisonnement des spécialités a été favorable pendant un temps. Mais s’il se maintient, et surtout si la jeunesse universitaire continue d’être déformée par l’enseignement en miettes qu’il engendre, les calamités, qui résulteront de notions étrangères à la réalité que se feront les hommes, seront de plus en plus graves. Nous aurons partout, dans les municipalités, dans les régions, dans les États, des juristes et des administrateurs dépassés par leur tâche parce qu’ils ne disposeront que de concepts trop pauvres pour rendre compte de la réalité... La réalité est beaucoup plus riche (que les concepts).»

 

La corruption évidente des politiques et des médias ne justifie peut-être pas toute la gravité de la situation actuelle en Europe et dans le monde. Il est possible que nous y percevions ici combien nombre de nos  administrateurs et juristes sont dépassés.

 

«Un (autre) péril de nature bien déterminée menace les humains, qui consiste à maintenir ce qui ne doit pas être conservé. Tout ce qui arrive a en effet son bon côté dans l’ordre du monde... Les hommes peuvent s’enliser... dans une manière de penser matérialiste... et la conserver en des temps où elle doit être dépassée.» Pour Steiner, le matérialisme, qui a atteint son apogée au XIXème siècle, nous a fait progresser dans la conquête de la liberté humaine, mais tout a une fin et, maintenant, conserver ce même matérialisme nous empêche de progresser spirituellement, ne permet plus que le progrès matériel et non le progrès de la civilisation. 

 

«Idées préconçues, ignorance et peur de la vie spirituelle » les trois éléments qui favorisent actuellement la situation dramatique dans laquelle sont amenées nos sociétés occidentales en cours de démantèlement.

 

La vie spirituelle dont parle Steiner n’est pas non plus la recherche de satisfaction «des besoins religieux égoïstes». Il s’agit de s’adapter « à la vie conformément aux réalités

«L’expérience directe de l’esprit» n’est pas non plus la médiumnité, contre laquelle Steiner a toujours mis en garde.

 

«Ce qui sera important dans un proche avenir: savoir jeter un pont entre la vie sous nos yeux... les conditions sociales...et la vie qui afflue du monde spirituel...et vivifie nos formes d’existence.»

 

L’attachement aux «liens du sang, de la race, du peuple, de la tribu » sont périmés et mène à la décadence s’il se maintient comme par le passé. L’homme doit maintenant «s’appuyer sur son individualité », et renoncer à « cette mentalité réactionnaire », pour continuer à progresser.

 

« A l’avenir l’humanité ne pourra pas être liée à ce qui enchaîne au sol; il faut qu’elle s’en libère… Dans les modes spirituels il n’existe ni race ni nation, mais d’autres liens 

 

Enfin « Ne savoir que ce qui se passe dans le monde sensible... c’est, dans une perspective plus haute, dormir… Notre temps exige que les humains se réveillent... Aujourd’hui, chez les humains, l’activité de la pensée cesse là où elle devrait être la plus intense : là où cette pensée devrait être appliquée aux grandes questions de la destinée.»

 

En 2020/2021 les lanceurs d’alerte  ne clament pas autre chose: Réveillons-nous !

 

 


 

 

 

 

 

06 septembre 2021

55.L’islam, l’islamisme, on en parle, parlons-en… - Lydia Guirous

 

Sur l’islamisme, juste un point de vue différent

 
 « Ça n’a rien à voir avec l’Islam ?

Face à l’islamisme, réveillez-vous, réveillons-nous ! »

 

Par Lydia Guirous, chez Plon

 

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J’ai choisi ce livre parce qu’il m’apportait le point de vue critique d’une personne de culture maghrébine et musulmane sur des comportements qui envahissent de plus en plus notre paysage culturel avec des us et coutumes d’un autre âge.

 

Dès sa préface son « appel au sursaut, à la survie » m’a ébranlé après sa citation du poème du pasteur Martin Niemöller (1892-1984), déporté à Dachau :

 

Ils sont d’abord venus chercher les socialistes, et je n’ai rien dit

Parce que je n’étais pas socialiste

 

Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit

Parce que je n’étais pas syndicaliste

 

Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit

Parce que je n’étais pas juif

 

Puis ils sont venus me chercher, et  il ne restait plus

personne pour me défendre

 

L’auteure a choisi cette citation parce qu’elle compare l’islamisme mortifère et les actes barbares qu’il engendre au nazisme.

 

J’ajoute que depuis quelques années des milliers de chrétiens sont massacrés au Moyen Orient sans qu’aucun média français ne le signale.

 

 

 

 

Lydia  Guirous, née en Algérie, issue d’un milieu modeste d’origine Kabyle, vit en France et y a  fait ses études. Auteure de plusieurs livres. En 2017 elle a été saluée par E. Badinter pour son combat pour les femmes, la laïcité et contre le communautarisme.

Le prologue de l’auteure est un appel à la majorité silencieuse des musulmans pour qu’ils sortent de leur silence.

 

«L’islamisme n’est pas une déviance sectaire. Ce n’est malheureusement... que l’islam dans sa lecture violente et politique... qui prend sa source dans le Coran, et en est une partie intégrante. On ne peut pas l’isoler de la religion musulmane et faire semblant de croire qu’il concerne seulement des groupuscules fanatisés… Le ça n’a rien à voir avec l’islam ! Fréquemment entendu ne suffit plus. Désormais l’heure n’est plus aux louvoiements, aux demi-mesures, ni à la victimisation. Être musulman n’est ni une immunité, ni une incapacité, ni un passe-droit. Assumons enfin, la part de responsabilité des dérives de l’islam et d’une partie des musulmans de France….L’islamisme qui prospère en France n’a pour objectif ni la foi individuelle, ni le repos de l’âme, mais la conquête du pouvoir. Hégémonique, son dessein est de s’imposer aux démocraties occidentales. Déjà il se répand comme une gangrène. Hélas personne ne semble déterminé à stopper sa progression pour préserver ce qu’il nous reste encore d’identité et d’humanisme...Les islamistes nous méprisent et nous haïssent...Ils souhaitent notre soumission, notre destruction, veulent imposer aux pays dans lesquels ils vivent... leurs lois, leur mode de vie et leurs codes. Plus l’islam politique avance, plus la régression culturelle sur fond de religiosité exacerbée d’une partie des musulmans s’accélère...Le communautarisme forcené...est à l’origine de bien des victoires du FN… Une mesure s’impose: procéder à une mise à jour, courageuse, sans détours, du Coran lui-même... pour faire entrer  cette religion dans le XXIè siècle. Un islam respectueux de la République et de la France, compatible avec une vie en Occident… Le silence ne doit plus être un refuge tant il est désormais perçu comme un soutien à l’islam des salafistes et des Frères Musulmans… Il est venu le moment d’admettre que personne n’est victime de tout et responsable de rien. Il est urgent de réaliser que la volonté de scission religieuse et culturelle d’une partie des musulmans fait de la France une poudrière…  S’assimiler, être farouchement républicains et irrémédiablement français, voilà le chemin à prendre. Soyons la résistance à la peste verte et à son cortège de fous et de sournois venus du tréfonds de l’inhumanité et de la barbarie…»

 

« La distinction entre islam et islamisme est de plus en plus ténue… Il nous faut clairement manifester notre attachement aux droits de l’homme et à la liberté… en cessant de nous cacher et de nous complaire dans un silence aussi troublant que destructeur

 

Car pour Lydia Guirous : «Dénoncer l’islamisme en France est un devoir pour tout citoyen quelles que soient ses origines.  Dénoncer l’islamisme, c’est tenter de relever une République que beaucoup évoquent dans les mots pour mieux la lâcher dans les actes (Elle fait évidemment allusion à beaucoup d’hommes politiques de divers partis.)

 

« Dans l’islam de France on retrouve essentiellement des hommes qui maintiennent ‘une lecture passéiste, sexiste et anachronique de cette religion’ dont ‘les femmes sont les premières victimes’

 

Elle écrit en préface : « C’est avec effroi ...que je vois mon pays d’adoption et de cœur, la France,...dériver, s’oublier, hésiter dans sa lutte contre l’islamisme... (Il faut) encore et encore poursuivre le combat, maintenir la pression pour contrer les islamistes chaque fois qu’ils tentent de s’infiltrer et de déstabiliser nos organisations, associations, clubs sportifs, syndicats, écoles, universités, services publics, espaces publics...Ni la peur ni les procès en «islamophobie» ne doivent nous faire douter...Ils sont la haine et la mort.»

 

Elle ne veux pas retrouver en France «les angoisses de (son) enfance, la peur de ces barbus, cette escalade du pire.» (qu’elle a connu en Algérie).

«La République n’est pas un acquis, c’est un combat quotidien, encore plus aujourd’hui.»

« Chaque citoyen doit se ressaisir pour combattre à son échelle et les décideurs doivent enfin revêtir les habits du courage qui leur manquent tant pour que Marianne relève la tête. »

« Où sont les musulmans d’hier, «dits modérés, ouverts d’esprit, amoureux de la liberté, en quête de démocratie et de progrès.»?

«Les troisièmes et quatrièmes générations issues de l’immigration... se vautrent dans la posture si lâche de l’éternel opprimé.»

«Aujourd’hui au pays de Voltaire, la liberté d’expression en vient à être bordée par ce que les islamistes nous autorisent ou non à penser, à mentionner.»

 

Elle se demande effarée : «Pourquoi, alors que le monde occidental a plus d’égards et de considération pour les musulmans que les pays musulmans  eux-mêmes.  Chez nous, le repli communautaire s’accentue-t-il ? »

 

« Cette communauté religieuse  transnationale est un agrégat d’hypocrites, toujours prêts à montrer la paille du racisme dans l’œil de la France sans voir la poutre de la xénophobie dans le leur...il existe un racisme profond, terrifiant chez certains Maghrébins, souvent hérité de la culture de leur pays d’origine, où la personne noire est rejetée… En France, dans les quartiers, le racisme s’exprime sans complexe et dans une totale impunité : à l’encontre des Juifs... des Français... des Asiatiques... des Pakistanais… Les associations antiracistes refusent d’évoquer le racisme décomplexé des potes… Le racisme entre minorités musulmanes ...s’exprime dans les demandent de lieux de culte. Les Turcs ne veulent pas prier avec les Maghrébins qui ne veulent pas des Maliens, qui ne veulent pas des Comoriens, etc. »

 

« Ceux qui évoquent en permanence la religion pour marquer leur différence oublient que celle-ci, en fait, gomme leur diversité... La religion n’est pas un élément suffisant pour constituer une nation... Je ne me sens aucun point commun avec un Turc ou un ÉgyptienJe préfère l’époque où, respectueux de la France, vêtus à la française, nous évoquions avec nostalgie les souvenirs de nos pays d’origine… Les islamistes, eux, tentent de faire des Français musulmans des objets dévoués et voués à servir une religion politisée et conquérante...Refusons cette dérive fermement et définitivement ! Ouvrons, enfin, les yeux ! »

 

« Les islamistes installent un apartheid ethnico-religieux : pression sociale, culpabilisation et peur imposent des normes rigoristes à une part croissante de musulmans qui, jusqu’ici, vivaient leur religion sans ostentation. Cet exhibitionnisme islamique ...se transforme en pression constante... Par une occupation systématique, visible, violente, ...ils ont rendu impossible toute cohabitation avec  ceux qui ne partagent pas leur vision de l’islam, de la femme, qui réfutent leur mode de vie...» »

 

« L’islamisme n’est rien d’autre qu’un projet totalitaire que certains aveugles volontaires refusent de voir comme tel. Une attitude dangereuse, car lorsqu’on nie un mal déjà présent, il finit par s’imposer à vous. C’est le cas de maladies que l’on ne traite pas assez tôt. Ce fut celui du nazisme, dont des dirigeants refusèrent de voir la montée en puissance... L’islamisme et le nazisme ont beaucoup de similitudes...» (énumérées pages156/157)

 

Projet totalitaire avec « une stratégie d’encerclement : conquérir la base, infiltrer les sommets...Ils ont procédé ainsi en Algérie, en Tunisie, en Égypte et s’y mettent  aujourd’hui en France, sous le couvert d’ONG humanitaires

 

« L’Imam Hassan Iquioussen, formé par l’UOIF ( Unions des Organisations islamistes de France), lors d’un prêche en  Décembre 2012 à Garches, invitait tous les musulmans à aller voter  pour faire une démonstration de force auprès des élus et exercer une pression sur eux... »

 

« Les actions et influences des Frères Musulmans sont relayées par des journalistes et des médias communautaristes...Les propos anti-France, racistes, misogynes, homophobes et antisémites de certains membres de leur rédaction me choquent...» (Par exemple: Les Kids)

 

« Les islamistes attirent dans leurs filets les jeunes médiatisés dont l’obsession est d’accuser la France d’islamophobie… pourtant... leur ascension sociale est souvent le fruit de la discrimination positive. Ce soutien, cet accès à des stages et des postes au sein de rédactions - qui ne les auraient sans doute pas recrutés sans la mise en place de ces dispositifs d’égalité des chances - ne développent pas chez eux le moindre sentiment de reconnaissance ou de gratitude envers la RépubliqueD’autres médias sombrent dans l’islamogauchisme, se faisant les relais et soutiens de l’islamisme. Les Inrocks et France Inter connaissaient leurs messages... Ces relais de la pensée islamo-communautaristes, ces idiots utiles qui réclament une repentance permanente... s’en prennent à certains défenseurs de la République et de la laïcité... Ils sont même soutenus par les activistes de l’islamo-communautarisme comme Edwy Plenel, patron de Médiapart, devenu la coqueluche des militants anti-islamophobie. Ils accompagnent l’infiltration des rédactions...en faveur d’une vision relativiste, alliée de l’islamisme.»

 

« Les promoteurs du concept d’islamophobie (CCIF, UOIF) entendent imposer avec ce terme une nouvelle censure. La liberté d’expression s’arrêterait donc là où les tenants de l’islam politique le décident ? … Ce concept fumeux d’islamophobie a pour premiers défenseurs les identitaires islamistes, des associations dont les prises de position sont souvent empreintes d’anti-sémitisme et de racisme anti-blancs...Le communiqué du CCIF au lendemain de la décapitation en Isère du chef d’entreprise H. Cornara en Juin 2015, dénonçait le problème de l’islamophobie et non du terrorisme. Cynisme et provocation inouïs

 

« Les islamistes infantilisent et instrumentalisent cette nouvelle communauté religieuse dont le poids électoral est important...et se vendent aux plus offrant lors des élections. La gauche aime souvent flirter avec eux...»

 

Le collectif « Ensemble», mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, dont le porte-parole est Clémentine Autain (Front de gauche), diffusa un appel à se rendre à un meeting à St-Denis, en Décembre 2015, avec pour intervenants Tariq Ramadan et Marwan Muhammad. Celui-ci déclarait à la mosquée d’Orly : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans, ne sera pas un pays musulman... Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là...» Propos rapportés par E. Schemla, ancienne rédactrice en chef au Nouvel Observateur. Une vidéo a circulé sur le web avec ces propos avant d’être retirée puis contestée.

Il semble que les opinions religieuses aussi archaïques, obscurantistes, xénophobes  et intolérantes que l’islamisme bénéficie de l’indulgence complaisante de courants de gauche.

 

« La dissimulation est l’un des enseignements des Frères Musulmans, avec lesquels le double discours est toujours de règle... et sont maîtres dans l’art d’inverser les rôles... Le concept d’islamophobie est un piège tendu aux musulmans et à la République. Avec lui les premiers sont mis sous cloche, dans une position exclusive de croyants, encouragés à ne pas s’intégrer. A cause de lui la seconde sombre dans une paralysie liée à la peur de paraître intolérant...»

 

Les islamistes pensent que c’est à la France de s’adapter à eux comme si la France n’avait pas de valeurs, de principes, d’histoire et de traditions. « Adaptation, pour eux, est synonyme de tolérance.»

 

« En recourant à la victimisation permanente, les leaders de ce communautarisme forcené ont sapé l’image des musulmans depuis plus de trente ans, au point de s’être fait les artisans du racisme et de la stigmatisation...Combien de temps va durer le misérabilisme dans lequel certains - surtout représentants auto-proclamés - se complaisent sur les plateaux TV ?

 

L’auteure dénonce, exemples à l’appui, le repli identitaire et religieux, la forte régression avec pratiques misogynes, mariages sous condition de conversion, contrôle de la virginité des filles, l’instrumentalisation des femmes et de leurs tenues, les pratiques racistes avec rejet de la diversité et de l’altérité, l’homophobie,  qui sont toutes tolérés actuellement dans la République française par manque de courage de nos élus vis-à-vis du régime de terreur installé par les islamistes.

 

Elle constate le déclin de la France et de l’Occident avec recul des droits notamment des femmes qui représentent un « enjeu  central dans la stratégie des musulmans intégristes d’Occident » avec l’embrigadement de la jeunesse de diverses manières, y compris par la mode, ou « le féminisme islamique, contrefaçon du féminisme.»

 

Elle écrit qu’elle regrette que la France ne se fasse pas mieux respectée et tolère trop de chose de gens « qui ne veulent rien d’autre que piétiner et détruire la République et la  France.»

 

Elle décrit « l’absence d’humanité et de compassion de fausses bigotes » rencontrées chez les militantes du hijab, l’archaïsme religieux qui tient en otage beaucoup de femmes vivant prisonnières en France.

 

Pendant que « des saoudiennes, des Afghanes, des Pakistanaises, des Égyptiennes, des Maliennes,des Algériennes luttent pour leur émancipation, se battent pour quitter leur vie d’esclave », des femmes françaises  « nous enfument avec la liberté de se voiler et le féminisme islamiste.»

 

« L’islamisme est en passe de gagner la bataille des idées. Aujourd’hui il doit être rejeté en bloc sans demi-mesure. Refuser de le faire c’est participer à la mort lente de la civilisation occidentale et de l’âme de la France, première cible des islamistes. »

 

« La foi est personnelle, elle ne doit pas heurter la liberté de croire ou de ne pas croire d’autrui.»

L’auteure exhorte ses coreligionnaires musulmans à ne pas se « laisser enfermer dans la case réductrice du fidèle dénué de sens critique à laquelle l’islam politique veut nous réduire.»

 

Elle exhorte ses compatriotes français à ne pas accepter que « notre identité culturelle, notre langue, notre mode de vie (soient) attaqués chaque jour. (Car) une société qui perd sa culture est une société qui se meurt, un pays qui renie son histoire est un pays qui se déracine, se retrouve sans âme, voué à disparaître...Aujourd’hui, en France, par clientélisme pur, certains élus ont toléré l’intolérable et sacrifié la laïcité

 

Elle précise : « Ce n’est pas un apartheid social dont souffrent les banlieues mais d’un apartheid républicain où elles se sont enfoncées elles-mêmes, souvent poussées par les islamistes et les élus faibles moralement et électoralement corrompusSi rien ne change l’unité républicaine implosera...et la division se répandra...sur le territoire jusqu’à l’avènement d’une société communautarisée violente et obscurantiste. Un séparatisme religieux qui mènera sans doute à l’émergence d’un État dans l’État

 

« L’islam et l’assimilation des populations issues de pays musulmans sont un enjeu majeur des pays européens. La montée en puissance des partis populistes dans différents états...est un signal envoyé par les électeurs aux dirigeants pour exiger des réponses et des actes. Mais la peur des procès en racisme et en islamophobie paralyse une majorité des acteurs de la classe politique de ces pays, comme du nôtre. L’angélisme et la volonté de se valoriser en considérant les populations issues de l’immigration comme uniquement des laissées-pour-compte, des victimes ghettoïsées incapables de s’adapter à un mode culturel, sont une grave erreur d’appréciation qui a conduit à l’état inquiétant que nous connaissons actuellement. Combien de massacres terroristes faudra-t-il avant de voir nos élus ouvrir les yeux et entamer un combat identitaire, culturel et philosophique au nom de nos valeurs politiques héritées des Lumières ? »

 

« L’enjeu de l’assimilation de l’islam, de son adaptation aux valeurs et au mode de vie de l’Occident se jouera ...en Europe» car elle compte 44 millions de musulmans, soit 6 % de la population. (Aux USA seulement 0,6 % de musulmans).

 

Le mépris de l’Occident, caractéristique du repli identitaire des musulmans est un problème européen qui se retrouve aussi au Québec. Le problème n’est donc pas ni la laïcité française ni la discrimination de la République française : « Les pays communautaristes (Belgique, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni…) rencontrent les mêmes difficultés, la même violence.»

 

Il faut donc vraiment ouvrir les yeux sur le refus de s’adapter des intégristes comme si tous les pays devaient se plier à leurs us et coutumes sous peine d’être poursuivis pour discrimination ou racisme et subir la violence, et cesser de se laisser manipuler par eux.

 

L’auteure rappelle aux populations issues de l’immigration que les tracas qu’ils rencontrent, inadéquation des diplômes, chômage, problèmes de logement, fins de mois difficiles, insécurité, etc. sont endurés par tous les Français et leur demande de rester « des citoyens dignes qui agissent pour leur pays et non des collabos des islamistes » pour qui l’islam est devenu celui de la régression et de la violence et n’a plus rien à voir avec la religion qu’elle a connu, pratiquée par ses parents et grands-parents en Algérie.

 

L’auteure termine son livre par cette profession de foi :

« Je ne renoncerai jamais à la liberté d’être française. Je ne renoncerai jamais à l’égalité entre les hommes et les femmes qu’offrent les démocraties occidentales. Non, je ne renoncerai jamais face au joug de l’islamisme, car je ne céderai jamais devant l’ignoble. Ecrasons tous ensemble, enfin,  l’infâme.»

 

En annexe elle cite le genre d’injures et de menaces qu’elle reçoit en défendant la France, la laïcité, les droits des femmes.

 

 

 

01 septembre 2021

54.Science et actualité : Un petit livre sur un grand sujet - Jacques Testart

 

"L’œuf transparent"

Par Jacques Testart


 

 Des réflexions philosophiques sur la science et sur l’actualité

 

Avant-lire

Si j’avais été plus attentive, j’aurais pu voir, depuis longtemps et dans divers domaines, les prémices de la tyrannie sanitaire actuelle; c’est ce qui m’apparaît à la lecture d’ouvrages écrits il y a quelques décennies. Comme par exemple celui de Jacques Testart trouvé à la bouquinerie de Bagnères-de-Bigorre et rédigé il y a plus de trente ans : «L’œuf transparent» de J. Testart, Flammarion, 1986, préface de M. Serres

 

 En préface une citation de Poincaré, le mathématicien, qui établissait cette limite éthique au scientifiques : « Nul ne peut tirer de précepte... d’un savoir qui explique ou décrit... Qui dit ce qui est ne peut induire de là ce qui devrait être.»

 

Dans le monde qui se prépare à partir de la tyrannie «sanitaire» actuelle les scientifiques qui conseillent notre gouvernement se sont arrogé le droit de «dire ce qui devrait être ».

 

J. TESTART: « Pour des esprits résolument modernes, il serait rentable de remplacer les méthodes archaïques de procréation par le système « CVI » (congélation-vasectomie-insémination) : il s’agirait de stériliser systématiquement les hommes pubères, après avoir recueilli leur semence et l’avoir conditionné ...dans l’azote liquide...»

 

Ce qui est encore ironique de la part de J. Testart est peut-être en voie d’exécution, avec injection stérilisante inavouée…?

 

« L’ordinateur nous menace qui efface ces traces, ces marques vivantes de la vie et l’indiscutable exactitude du langage technique est aussi une menace de barbarie si la pensée  est identifiée à un dispositif. L’exacte vérité est toujours une approximation de la réalité (sensible) ; rendre compte d’un phénomène avec exactitude c’est l’isoler du contexte qui le justifie et la vérité n’est que le plus froid parmi les messages possibles. On sait bien que chaque vérité est seconde de quelques vérités premières, c’est sur celles là qu’il faut s’entendre...»

 

La propagande gouvernementale est pilotée en grande partie par des modélisations informatiques utilisées comme références à la place de l’observation de faits réels.

 

« Qu’on cesse de faire semblant que la recherche serait neutre... Qu’on démontre qu’une seule fois une découverte n’a pas été appliquée alors qu’elle correspondait à un besoin préexistant ou créé par elle-même. C’est bien en amont de la découverte qu’il faut opérer les choix éthiques.»

 

Nous pouvons constater en ce moment les choix mercantiles, voire politiques et politiciens, mais non éthiques, de certaines  recherches génétiques.

 

J. Testart dénonce déjà en 1986 le rôle négatif de la presse et fustige le travail peu professionnel de journalistes à la recherche de sensationnel qui « orientent le dialogue vers les mots magiques, les sujets bénis du gratte-papier… Le reporter médiocre à besoin d’échapper à son sujet qu’il comprend peu en l’élargissant à un autre auquel il ne comprend rien...»

 

« La télévision… à l’avant-garde du combat pour l’éducation scientifique des Français. Combat qui passe par le mépris des scientifiques (sérieux et intègres)... L’important n’est pas le sujet, mais que la chaîne l’ait traité » avant les autres chaînes.

 

En 2020/2021 les scientifiques intègres et indépendants des laboratoires n’ont plus voix au chapitre. Seuls les scientifiques ou pseudo-scientifiques aux ordres du gouvernement ou des laboratoires pharmaceutiques sont quotidiennement interviewés et ne donnent aucunement des informations réellement scientifiques mais diffusent une propagande pro-vaccinale mercantile et peut-être politique.

 

Quant à la dérive de la médecine, elle ne date pas de 2020. J. Testart cite : « Au lieu de mobiliser et d’activer  la capacité du patient à se tirer d’affaire, ou celle de la communauté à le soigner, la magie médicale moderne le transforme en voyeur mou et mystifié...» de Ivan Illich dans Némésis Médicale

 

«...du savoir supposé naît le charisme, de la position stratégique l’électivité, de la pénurie des concurrents le mercantilisme. Ainsi est récupéré l’investissement collectif pour ce qu’on nomme le progrès... Pour faire face il faudrait inventer un contre-pouvoir, un contrôle exercé par des usagers. La chose paraît simple mais se heurte aux avantages acquis par la profession médicale, à la puissance politique et idéologique d’une corporation d’essence désuète...»

 

Évidemment on pense là à l’Ordre des Médecins, datant du régime de Vichy et aux récents obstacles médiatique opposés aux associations de défense des patients qui demandent des traitements et non de faux vaccins.

 

« Politique et économie sont des vivants sans queue ni tête qui associent croissance avec mieux vivre… La science... se fait honorer comme une pute de luxe... qui a enfin rencontré ses maquereaux… Enquêtes, reportages et bilans nous assènent des chiffres...sur des étiquettes, puisqu’il n’est plus d’autres modes sérieux de savoir que la mesure de ce qu’on a nommé. »

 

Depuis début 2020 les chiffres nous sont assénés quotidiennement, cette fois, pour terroriser les plus fragiles et les plus naïfs qui s’avèrent plutôt nombreux à subir sans résistance, sans vigilance, la propagande médiatique avec son cortège de demi-vérités trompeuses et de mensonges flagrants.

 

« Malgré les victoires scientifiques, l’état de maladie demeure sous des formes nouvelles ; souvent ce sont des  nuisances résultant du développement industriel...parfois la médecine induit, par effet iatrogène, des handicaps à guérir... Les statistiques démontrent que la durée de vie s’allonge, c’est-à-dire que la survie est prolongée. Elles ne disent pas à quel degré notre mode de vie est aliéné aux modes inévitables du progrès. Selon le Commissariat général au Plan, si la consommation médicale continue sa progression au même rythme, en 2050 les Français passeront la moitié de leur semaine chez le médecin.»

  

« Cherchez donc quelques inventions de cette seconde moitié du XXème siècle qui soient irréprochable...sans présenter le risque de nous faire débiles.»

 

« Pourquoi produire encore de plus en plus d’artifices sans jamais se poser la question fondamentale de leur sens pour l’histoire et la vie quotidienne des hommes ? »

 

En effet des progrès techniques incontestables, pour aller de plus en plus vite, qui n‘améliorent plus notre vie quotidienne et au contraire nous asservit de plus en plus.

 

« Le processus d’assistance qui s’insinue dans nos relations les plus intimes, comme la sexualité et la famille, correspond à une normalisation.»

 

Nous sommes déjà entrés dans le monde de la nouvelle norme dite aussi nouvelle normalité dans certains pays, qui s’affiche de plus en plus.

 

« Nous sommes convenus d’une médicalisation universelle que nous exigeons comme un droit et ce droit deviendra celui de ne pas mourir. »

 

Il semble que nous approchons de ce moment d’illusion collective où une partie de la population exigera de ne plus mourir, quitte à sacrifier des jeunes. En 2020 la population active a été sacrifiée sous prétexte de prolonger quelques vieillards que l’on a, en fait, euthanasiés pour certains dans les EHPAD.

 

« L’éthique n’est pas cette crème informe qu’on répand souvent sur le gâteau de la science.»

 

Le chercheur scientifique réputé, J. Testart, en appelle dans son ouvrage à notre capacité à «inventer des seuils ou limiter l’artifice» pour ne plus se laisser déborder par les effets pervers et les servitudes du développement technologique.

Ceci va à l’encontre de notre actualité de politiques gouvernementales qui nous mènent vers le traçage numérique et le transhumanisme, prônés par le Forum de Davos de Janvier 2021.

 

Je précise que j’ai négligé de rapporter, avec ces extraits, les renseignements concernant la FIVETE (fécondation in-vitro et transfert d’embryon), une spécialité de J. Testart, à laquelle ce livre était essentiellement consacré.

156. "Une théorie de la connaissance chez Goethe - Rudolf Steiner

  A propos de « Une Théorie de la Connaissance chez Goethe » de Rudolf Steiner   aux Editions Anthroposophiques Romandes, édit...