13 octobre 2021

61.Le Monopoly des riches - Femmes pour la Liberté (Pays Bas)

 

 

Le Monopoly des riches.

 


Résumé de la vidéo :  https://odysee.com/@JeanneTraduction:a/Monopole:3

de Vrouwen voor Vrijheid : Femmes pour la Liberté sur Odyssée,

du 7 Septembre 2021

 

Elle a pour sujet le danger de la concentration des pouvoirs dans le monde entre les mains de la haute-finance en en donnant des preuves concrètes.

 

Ces informations se recoupent avec d’autres articles (de la revue Front populaire n°2) ou livres (V. Bugault et P. Hillard) résumés dans mon blog[1]

 

D’un mot : Ce qu’une personne seule avec un ordinateur et une connexion internet peut découvrir en visitant les sites officiels (souligné officiels) des entités économiques et politiques et en utilisant Wikipédia, peut donc être vérifié par les incrédules et également nous inciter à nous demander pourquoi aucun journaliste ne fait ce travail de recherche et d’information dans les grands médias ?

 

 

 

 

 

Aliments, médicaments, vaccins, tabac, agrochimie, cosmétiques populaires, compagnies de construction, de téléphone, grands entrepôts, chaînes de restaurants, marchés en ligne, entreprises technologiques, logiciels, produits électroniques, appareils ménagers, voitures, avions, armement, grandes compagnies de voyage, aériennes et pétrolières, industries minières, métallurgiques, compagnies d’assurance, banques, moyens de paiement, plates-formes des réseaux sociaux, ONG, agences de presse, médias internationaux, cinéma, télévision… Tout, industries et information sont produits et appartiennent aux mêmes, financés par les mêmes dont les noms sont énumérés dans cette vidéo qui décrit la pyramide des marques et productions diverses au sommet de laquelle règne une poignée de familles.

 

Ces familles super riches et puissantes à qui tout appartient, le sont depuis longtemps et restent dans l’ombre. Pour protéger cette ombre ce sont des très riches mais d’un rang inférieur qui attirent à eux l’attention (Fondations Gates, Soros, Bush, Clinton, etc.)

 

Cette description apporte un éclairage sur la situation actuelle et permet de comprendre comment au même moment des journalistes du monde entier  diffusent les mêmes nouvelles avec les mêmes mots, traduits dans les diverses langues. En fait ils se contentent de lire des textes préparés par les agences de presse au service de l’élite.

 

La coordination des collaborations entre l’élite financière et les industriels de l’information et des grandes entreprises du monde se fait à Davos où se rassemblent depuis 50 ans les PDG, les politiciens et écologistes dans un forum : le World Economic Forum (WEF), fondé par Klaus Schwab qui vient de publier un livre : « Covid-19 : The Great Reset » dans lequel il décrit le plan et l’agenda suivit par l’oligarchie qui dirige les gouvernements occidentaux et c’est presque identique à l’agenda 2030 présenté en 2015 par L’ONU.

 

Sur le site du forum de Davos est explicité comment et pourquoi il faut une gouvernance mondiale pour un nouvel ordre mondial annoncé déjà par des philanthropes comme Cecil Rhodes, David Rockfeller, Henri Kissinger et  G. Soros et des dirigeants, dont Bush senior, Bill Clinton, Nelson Mandela et  Biden : «La tâche que nous avons maintenant c’est ...créer un nouvel ordre mondial»

 

L’élite convient que la surconsommation imposée par elle pour ses propres  intérêts économiques et financiers ne peut plus durer. Donc elle envisage sur le site officiel du WEFde faire payer aux citoyens le plan de leur agenda 2030 : utiliser les impôts des pays occidentaux pour créer un nouveau monde hyper-contrôlé, transhumaniste, dans lequel disparaîtraient la pauvreté, la faim et la pollution dans le monde, nous annoncent-ils !

 

Le WEF publie une vidéo nous annonçant aussi : « nous n’aurons plus rien mais nous serons heureux » Le WEF et l’ONU admettent ouvertement qu’une pandémie peut être utilisée pour remodeler la société.

 

Hasard ou non, la simulation d’une pandémie mondiale en Octobre 2019 à New-York  a rassemblé des politiciens, des experts de la santé, des  pharmacologues, etc.  A titre d’exemple ils ont utilisé le coronavirus et montré comment un nouvel ordre mondial pouvait nous sauver. Cet événement « Event 201» a été organisé par le WEF, la fondation Gates et l’institut Johns Hopkins, Bloomberg School of Public Health.

 

Ce n’est  pas une théorie du complot, c’est sur le site officiel de l’Event 201.

 

Déjà en 2012 l’institut Robert Koch, étroitement lié à l’OMS et Gates, avait crée une simulation similaire d’une pandémie par le virus Modi-SARS, un coronavirus. Dans cette simulation le point de départ de la pandémie était un marché alimentaire en Asie où un coronavirus  passait d’un animal à un humain. Dans cette simulation les chinois mirent quelques semaines  pour découvrir le virus et ainsi  il se répandit dans le monde entier. Un confinement de 3 ans détruisit  l’économie, suscitant  des émeutes et des manifestations. 

 

Ce n’est  pas une théorie du complot, c’est sur le site web du gouvernement allemand : httpp://dipbt.bundestag.de/doc/btd/17/120/1712051.pdf

 

Dans cette vidéo réalisée certainement par une hollandaise on voit également le neurologue Marc Van Ranst lors d’une conférence à Chatham House, organisation à but non lucratif, financée par les corporations d’élites et par les fondations de Bill Gates et Georges Soros. Van Ranst[2] décrit comment il  a induit les gens en erreur lors de la grippe porcine, comment il a déclenché la peur par un nombre de morts sans contexte et la manipulation des médias. Il rit en disant comment il s’est assuré que les vaccins des sociétés pharmaceutiques pour lesquels il travaillait à l’époque soient acceptés par de nombreuses personnes craintives en Belgique.  Il  faut « un seul message d’une seule voix » pour instaurer la peur, influencer le public, conseille-t-il. Il précise:« Il faut être omniprésent dès le premier jour pour attirer l’attention des médias….et profiter de ces premiers jours pour avoir une couverture complète du terrain et les journalistes n’iront pas à la recherche de voix alternatives... »[3]

 

Voilà comment on peut mieux comprendre qu’un virus qui a un taux de survie de 99,98 % a pu faire accepter des mesures absurdes qui détruisent nos sociétés, nos économies nationales et font accepter pour d’obscures raisons, du moins non avouées au grand public, une injection expérimentale provoquant actuellement des milliers d’effets secondaires très souvent graves, trop souvent mortels.

 

L’auteur[4] de la vidéo termine en nous prévenant que l’élite ne va pas nous guérir des maladies contractées à cause de son alimentation toxique, de la pollution de l’environnement. Si nous ne tombions pas malade l’industrie pharmaceutique s’effondrerait.

 

Rien ne se vend mieux que la peur, tel est le slogan de Van Ranst, vu sur la vidéo.

 

Paul Bragg[5] est cité : «Si vous ne planifiez pas votre vie quelqu’un d’autre le fera et vous vivrez le rêve de quelqu’un d’autre

 

Et n’ayons pas peur d’une élite qui représente 1 %,  nous sommes les 99 % de l’humanité, termine la voix de la vidéo.

 


 

 



[1] Cf articles numéros :

06.Histoire secrète d'une oligarchie - Carroll QUIGLEY

15.Les raisons cachées du désordre mondial. Valérie Bugault

29.Chroniques du mondialisme. I. Vidéo de Pierre Hillard

30.Chroniques du Mondialisme. II. La dislocation du vieux monde

31.Chroniques du Mondialisme. III. Origine des phénomènes actuels

50.Comprendre le nouvel ordre mondial. Valérie Bugault

[2] Virologue belge, très conventionnel

[3] Cela ne vous rappelle rien ? Moi ça me rappelle l’hiver 2020 en France

[4] ou les auteurs (-eures)

[5] Paul Chappuis Bragg était un défenseur américain des aliments santé alternatifs et un passionné de fitness. Le mentor de Bragg était Bernarr Macfadden. Il a écrit sur des sujets tels que la désintoxication, les régimes amaigrissants, le jeûne, la longévité, l'orthopathie et la culture physique (Wikipédia [anglais]).

07 octobre 2021

60. « Le Divin Marché" par Dany-Robert DUFOUR

 

« Le Divin Marché - La révolution culturelle libérale » 


 

Essai de Dany-Robert DUFOUR, chez Denoël, 2007

 Voir dans ce même blog, l'article n° 114. « Le Divin Marché - La révolution culturelle libérale » - Dany-Robert DUFOUR , une version revue et augmenté de ce compte-rendu

 

Le livre que je viens de lire et que je vous invite à partager est un essai philosophique sur le marché mondial. Il a été publié chez Denoël par Dany-Robert Dufour en 2007. 

C’est encore un ouvrage incidemment trouvé à la bouquinerie de Bagnères–de-Bigorre, qui, on le voit, enferme bien des trésors...

L’essai du philosophe Denis-Robert Dufour (de 2007 donc) reste d’une grande actualité en 2021, et explique l’absence de réaction de tous les partis politiques face à la tyrannie actuelle. A part des voix isolées de gauche ou de droite aucun parti politique institutionnel, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ni ne conteste le totalitarisme naissant ni n’informe la population de ce qui se passe réellement.

A part quelques voix isolées, l’élite intellectuelle, artistique, scientifique ou philosophique, dans son ensemble, reste plutôt silencieuse et semble gober passivement la propagande gouvernementale, voire, à en croire certaines, collabore parfois activement à la désinformation.

J’ai déjà résumé un livre de Dany-Robert Dufour, mais celui-là il était signé d’un pseudonyme : “Démosthène” et il était consacré à la ‘macronie’ et à E. Macron, et il constitue l’article n° 39 de mon blog. Il porte comme sous-titre “Philosophie de la ruse et de la démence”. Il est édifient.  

Comme édifiant est ce nouvel essai consacré, lui, au “divin marché”, cette nouvelle ‘religion’ du monde moderne.

 

 


L’auteur rappelle encore, comme dans le « Code Jupiter » (voir mon blog – art. 39. Emmanuel Macron : Le Code Jupiter), le rôle de la philosophie du médecin Bernard de Mandeville qui scandalisa au XVIIIème siècle et qui maintenant est la morale mondiale du libéralisme:

« Les vices des hommes dans l’humanité dépravées peuvent être utilisés à l’avantage de la société civile et on peut leur faire tenir la place des vertus morales

 

D-R Dufour décrit comment nos sociétés modernes se croyant libres, débarrassées de différents formes de religion, suivent les instructions en fait d’un nouveau dogme, celui du « libéralisme » et sont entrées dans une nouvelle forme d’aliénation.

 

La dérégulation libérale produit des effets dans tous les domaines, effets constatés de façon éparse par les sociologues, les historiens, les politologues, les théoriciens de l’art, les psychanalystes, etc. Ils observent des changements dans le psychisme des individus, dans les usages langagiers, dans le nouveau rapport à la religion, dans l’art s’égarant en futilités égotiques, dans la façon de faire de la politique, dans les institutions classiques, famille et école, qui ne socialisent plus, etc.

 

Mais ces savants aveugles débitent des discours cacophoniques sans corréler leurs constats aux changements de l’économie libérale… Il faut nommer la bête qui apparaît aujourd’hui dans notre civilisation.

 

Bain philosophique

L’auteur propose avec ce livre de nous plonger dans un bain philosophique roboratif. D’autant plus urgent que ces changements affectent ce sur quoi la philosophe repose : le Logos et la Cité... Le devoir du philosophe serait alors... de nommer l’innommable et d’avertir ses congénères afin qu’ils prennent les dispositions nécessaire.

 

L’auteur cite Valéry qui a évoqué la mort des civilisations englouties avec leurs valeurs et leurs sciences. C’est précisément cette possible catastrophe annoncée par  certaines sentinelles aux yeux bien ouverts postées aux abords de notre village d’aveugles qui nous guette

 

En fait de bête, ce serait plutôt un, voire des troupeaux d’individus qui se présenteraient aujourd’hui. Des troupeaux bruyants, incultes, barbares, libérés de toutes règles, désinhibées, post-névrotiques, bien décidés à piétiner toutes les plates-bandes de la civilisation sur leur passage. Particularité de ces troupeaux : chacun de ses membres se croit libre alors qu’il est télécommandé, conduit par une puissante et invisible main de fer...Tous devenus les petits et grands soldats d’une puissante force dont ils ignorent presque toujours les tenants et les aboutissants et qu’il nous faudra...identifier.

 

Quel est le nouveau dieu de ces troupeaux d’individus qui se croient libres ? Après la religion nazie, la religion marxiste, une nouvelle religion, celle du Marché, est installée avec une nouvelle divinité qui nous laisse la bride sur le cou : le laisser faire remplace la régulation morale. Le Divin Marché ordonne de jouir !

 

L’auteur énumère les 10 bonnes raisons de se poser la question de la progression rapide de ces troupeaux conduits par une main devant être rendue visible et prévisible, à mesure que nos républiques se transforment en démocraties de marché.

 

Dix nouveaux commandements

Les 10 commandements de la nouvelle religion constituent les 10 chapitres du livre :

 

1-Le rapport à soi: Tu te laisseras conduire par l’égoïsme !

2- Le rapport à l’autre : Tu utiliseras l’autre comme un moyen pour parvenir à tes fins !

3- Le rapport à l’Autre : Tu pourras vénérer toutes les idoles de ton choix pourvu que tu adores le dieu suprême, le Marché !

4- Le rapport au transcendantal : Tu ne fabriqueras pas de « Kant-à-soi » visant à te soustraire à la mise en troupeau !

5- Le rapport au politique : Tu combattras tout gouvernement et tu prôneras la bonne gouvernance !

(La société civile contre l’État)

6- Le rapport au savoir : Tu offenseras tout maître en position de t’éduquer !

7- Le rapport à la langue : Tu ignoreras la grammaire et tu barbariseras le vocabulaire !

8- Le rapport à la loi : Tu violeras les lois sans te faire prendre !

9- Le rapport à l’art : Tu enfonceras indéfiniment la porte déjà ouverte par Duchamp !

(Comédie de la fausse subversion)

10- Le rapport à l’inconscient : Tu libéreras tes pulsions et tu chercheras une jouissance sans limite !

 

Ces 10 chapitres sont développés par l’auteur au long de 320 pages avec leurs manifestations et conséquences individuelles, sociales, politiques.

 

Les troupeaux égo-grégaires

En conclusion il distingue les divers troupeaux égo-grégaires : les troupeaux de consommateurs, des « innocents » déchus de l’accès à la pensée critique... en guerre contre la grande culture qui sont à la fois massacrés et massacreurs de pans entiers de culture, qu’il faut entendre mais ne pas laisser faire, les troupeaux de grands calculateurs hédonistes, affranchis des lois…

 

Après l’exploitation à outrance de la pulsion... (qui) détruit le sujet qui en est la source… la prolétarisation à outrance du consommateur...le libéralisme débridé commence à se trouver dans une situation de crise à laquelle il convient d’être attentif car un reflux de son déferlement redevient possible . C’est pourquoi il est indispensable de disposer d’un cadre unifié pour penser les champs divers où cette crise se déploie (économique, politique, psychique, symbolique et sémiotique).

 

Dans un précédent livre : On achève bien les hommes l’auteur signale qu’il y montrait que l’effondrement symbolique actuel, combiné à la course à l’innovation technologique propre au capitalisme ne pouvait déboucher que sur un projet : celui d’une re-création de la nature et de l’homme,..  projet insensé, fondé sur une folie rationnelle qui prête à la technologie la possibilité de tout résoudre... y compris ce que la technologie elle-même a détruit.

 

Des dangers écologiques

Il souligne la surdité de ce marché aux dangers écologiques imminents et son oubli du réel.

Il signale également qu’en Europe, et en France, en particulier... la mouvance d’extrême gauche, dite antilibérale, a été, dès les années 60... un puissant vecteur des idées libérales dans toutes les institutions et en particulier dans les institutions éducatives... La déconstruction de ces institutions, menées entre autres par Michel Foucault en France et Erving Goffman aux USA, s’est muée en volonté de destruction de ces institutions.

 

On se souvient de 1968 pour ses révoltes... On sait moins que 1968 fut le début d’un changement fondamental survenu dans le mode de régulation du capitalisme. Et on sait encore moins que les 2 événements se sont croisés… La désinstitutionalisation... a finit par toucher... toutes les grandes économies humaines.

 

Nous avons un symbole fort de cette rencontre historique entre « critique artiste » d’inspiration libertaire et dérégulation libérale : le programme de  désinstitutionalisation de Goffman, paru en France en 1968 dans Asiles, mis en place en 1966 par R. Reagan en Californie où on expérimentait alors les premiers réseaux informatiques. Une sorte de mariage contre nature fut alors consommé entre cette gauche artiste et cette ultra droite libérale qui a enfanté d’inquiétantes créatures…

 

D'une gauche à l'autre

Les héritiers de cette gauche entretiennent une totale cécité critique sur son passé et se trouvent dans l’incapacité de prendre la mesure de leurs responsabilités dans la destruction des institutions qu’ils ont prônée, ce qui est aujourd’hui le meilleur vecteur de l’extension du programme libéral.

 

Pas de contre-feu de la part d’une gauche politique à l’irruption libérale-libertaire et le besoin de débouché électoral de l’ancienne « critique artiste »ont entraîné la gauche politique depuis les années 80 à laisser tomber de plus en plus le modèle républicain et les tentatives de régulation de l’économie du gaullisme pour devenir une gauche molle, postmoderne, laxiste, sociale-libérale affirmant tout et son contraire.

 

Quant à ce qui reste du communisme... évincé de l’histoire… ce n’était qu’un produit dérivé de l’économisme qui avait rejeté... le marché et l’avait remplacé par la coercition permanente.

Dans ces conditions il ne reste à la droite libérale déclarée qu’à passer de temps en temps au pouvoir pour parfaire l’œuvre si bien menée par d’autres. Le plus souvent il lui suffit d’agir dans l’ombre par ses « thinks tanks », par ses nombreux relais dans l’opinion et autres groupes de pression... Une droite qui tente de masquer son libéralisme sous une couche de populisme s’efforçant de ressembler à du républicanisme.

 

Jeu de dupes 

C’est probablement ce grand jeu de dupes qui explique que plane sur les populations déboussolées un étrange sentiment de confusion, de résignation et de colère. Mais tout n’est pas perdu, tous n’ont pas renoncé... de plus en plus de voix venant de gauche, du centre, de la droite classique ou de nulle part en appellent à un sursaut... On sent  dans le peuple un désir de comprendre ce qui arrive et une volonté de résister aux dérives égo-grégaires produites par l’extension du modèle libéral...pour penser plus et dépenser moins.

 

Pour l’auteur il s’agit non pas de se débarrasser entièrement  du libéralisme qui a permis des libertés individuelles et une élévation du niveau de vie, mais de se débarrasser de ses effets pervers envahissants qui tiennent à la croyance que les intérêts égoïstes privés peuvent s’harmoniser par autorégulation spontanée... Le laisser-faire est une supercherie à tendance religieuse…

 

La volonté politique nécessaire pour nous sortir de là procède d’individus prêts à se démettre d’une partie de leur jouissance privée pour constituer, par pacte, un « moi commun »… Il est alors clair que le salut dépend en dernier ressort de chacun de nous.

 

Nous en sommes arrivés au début des conséquences ultimes et visibles du libéralisme débridé : un totalitarisme barbare et son projet transhumaniste de re-création de l’homme, dont l’auteur nous avait averti en 2007 (« projet insensé, fondé sur une folie rationnelle »…).

 

Il est d’une extrême urgence de sortir de la confusion et de la résignation et de développer le nécessaire discernement et courage dont nous avons tous besoin pour éviter le pire qui se profile actuellement.

 


Dany Robert Dufour
, philosophe, professeur en sciences de l’éducation à l’université paris VIII, directeur de programme au Collège international de philosophie Auteur de nombreux ouvrages dont Folie et Démocratie (1996), L’Art de réduire les Têtes (2003), On achève bien les hommes (2005), etc.

 

01 octobre 2021

59.Une lecture pour le temps présent - Philippe Guillemant

 

Le Grand Virage de l’humanité


De la déroute du transhumanisme à l’éveil de la conscience collective...

 

PHILIPPE  GUILLEMANT

 

2021, 3e édition, éditeur: Guy Trédaniel.

 

Mes lectures du temps présent

Ph. Guillemant est quelqu’un qui dès le 24 novembre 2020 a dit : « Le principal but de la vaccination n’est pas d’ordre sanitaire. Le principal but de la vaccination est de parvenir à une normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen.»

Et il avait déjà dit dès le 23 juillet 2020 : « Ceux qui sont pour l’obligation du port du masque sous-estiment grandement le fait que le masquage est un prélude à la vaccination


 

Philippe Guillemant est ingénieur physicien au CNRS, diplômé de l'Ecole Centrale Paris et habilité à diriger des recherches. Spécialiste du chaos et de l'intelligence artificielle, ses travaux ont débouché sur de nombreuses innovations qui lui ont valu plusieurs distinctions. Il est l’auteur de La Route du Temps: Théorie de la double causalité, un ouvrage sur un nouveau modèle d’évolution de l’espace-temps qui restaure le libre-arbitre, donne une explication rationnelle de la synchronicité et aboutit à un véritable pont entre la science et la spiritualité. Il est également l’auteur des best-sellers  Le Pic de l’esprit et La Physique de la conscience, parus chez le même éditeur. »

http://www.guillemant.net

 

 

Ph. Guillemant s’exprime sur des réseaux sociaux. Dès janvier 2020 : «la principale finalité de la vaccination n’est pas sanitaire. Le principal but de la vaccination est de parvenir à une normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen.»

 

En Juillet 2017 il proposait 5 idées recevables en physique moderne : Le futur est déjà réalisé / Le futur influence le présent / Le futur est multiple / Nous avons un libre arbitre authentique / Notre observation influence la réalité. Dans son dernier livre, PH. Guillemant reprend ces diverses théories et les développe en rapport avec le contexte actuel de 2021.

 

«Si la crise du coronavirus représente un grand tournant dans l’histoire de l’humanité, vers quel futur nous dirige-t-elle dorénavant ?

 

Le coup d’arrêt porté à la croissance va-il-générer un sursaut de conscience capable de transformer nos modes de vie pour relever les grands défis qui s’annoncent ? Ou une dictature mondiale technico-scientiste va-t-elle accélérer notre processus fatal de croissance énergivore en nous imposant une société de contrôle numérique ? (En 4è de couverture du Grand virage)

 

 

En introduction à son livre Philippe Guillemant compte sur le coronavirus pour « ouvrir l’enclos matérialiste et mécaniste » dans lequel nous sommes enfermés depuis 3 siècles. « Ont été ainsi rejetées toutes formes de connaissances spirituelles... Seule la science est admise, selon ce paradigme,...(pour) nous guider vers le vrai »

 

Ce livre développe l’idée que « le coronavirus pourrait nous faire sortir de la prison du conditionnement mental » et « creuser la tombe du scientisme ». Il précise que le scientisme est la croyance philosophique que seule la méthode scientifique permet la connaissance.

 

Je précise que, pour la plupart de nos contemporains, la méthode scientifique désigne en fait la méthode scientifique adaptée au domaine quantitatif et n’utilisant que des outils quantitatifs de mesures.

 

 

Ph. Guillemant, au long des 320 pages de son livre, croquis et références à l’appui, va dérouler son raisonnement et exposer comment cette crise effrayante peut donner, paradoxalement, l’espoir d’un monde meilleur.

 

Après avoir révélés « les biais cognitifs des scientistes qui obstruent la voie de la raison » et leur « atrophie du cerveau » il démonte les 10 commandements et les 2 démons de leur religion, le matérialisme.

 


 

Ph.Guillemant rappelle ses compétences de physicien spécialiste du temps, auteur de diverses conférences référencées en notes de bas de page et de livres dont « La route du temps » (2010) et

« La physique de la conscience » (2015)

 

« La question qui fait encore débat est de savoir dans quelle mesure le futur pourrait encore changer, en fonction de nos choix. Il y a deux grands points de vue là dessus, selon que l’on croie ou non au libre-arbitre.»


L’auteur admet « que les deux soient vrais...qu’après être restés figé un certain temps, le futur finisse par changer. Mais avant cela, il faut bien que le nouveau futur nous influence pour nous conduire vers lui; et il est probable que l’ancien résiste. Il y a forcément un moment de bascule, or cette bascule n’est possible que si le passé ne nous oblige plus à sans cesse le répéter.»

 

Cette idée est le fil conducteur de cet ouvrage :

 

« Avec cette incroyable crise où tout s’arrête, l’influence du passé a été stoppée net, laissant donc la place à l’influence du futur.»

 

« Les nombreuses coïncidences », durant cette crise, montreraient que c’est « l’ancien futur qui complote contre nous », l’ancien futur « du monde transhumaniste créé par la croyance entretenue … selon laquelle nous serions des machines biologiques » que l’on peut «augmenter» réparer en changeant des pièces (des organes), sans esprit ni âme, avec seulement un mental dépendant du cerveau physique.

 

« Cet ancien futur est le prolongement du monde d’avant en pire...C’est l’aliénation de l’être humain à travers les technologies liberticides qui veulent s’imposer à nous aujourd’hui : la 5G avec les objets connectés, le traçage de la population, la surveillance par drones et le puçage humain… Si on met le doigt dans l’engrenage du puçage (pour le traçage numérique), en tant que spécialiste de l’IA (intelligence artificielle), je peux vous assurer que vous serez, jour et nuit, surveillés par des programmes qui sauront à tout moment tout ce que vous faites et avec qui… Une orgie de satellites polluerons le ciel

 

«En France on est en plein dans ce programme aliénant. On nous parle de guerre, on agite la peur de la mort, on veut nous tracer, nous contrôler. C’est logique, la France est le pays qu’il faut plier en premier, sachant que c’est le plus récalcitrant... Notre France pourrait bien être instrumentalisée en priorité par le futur transhumanisme pour y conduire ensuite le monde entier. »

 

Mais l’auteur nous annonce : ce futur transhumaniste est foutu, il est en train de devenir un «foutur » par toutes les erreurs, absurdités, incohérences commises qui ont alerté de plus en plus de Français.

 

Et aussi parce que de plus en plus de scientifiques qui font la science contemporaine, pas celle que connaît le grand public, pas celle restée aux croyances du XIXe siècle, mais celle qui étudie les phénomènes  quantiques, celle qui a démontré que « l’espace, le temps et la matière n’existent pas tels qu’on les perçoit... Que l’espace lui-même, n’est pas dissociable de la conscience», celle qui a redécouvert l’âme, la conscience indépendante du cerveau et toutes sortes « de phénomènes liés à la conscience, comme les synchronicités, le pouvoir de la méditation, les expériences de mort imminente, les sorties de corps, les ovnis, les perceptions extrasensorielles, etc. La liste est longue.»

 

Dans ce livre Ph. Guillemant cite des noms de scientifiques et des références de travaux scientifiques concernant cette liste d’« une quantité impressionnante de phénomènes inexpliqués (qui) impose ce changement de paradigme.»

 

Il y développe les notions relatives au concept de temps, celles relatives au conflit entre deux futurs et celles des divers niveaux de conscience.

 

Les liens entre conscience et temps, les liens entre les divers aspects du temps, Chronos, Kairos et Aïon, sont explicités pour donner sens à la vie.

 

Puis il  rattache tout cela au contexte de la crise actuelle en soulignant les rôles des mondialistes de la finance et de l’économie pour nous mener vers « une société construite sur le modèle du  transhumanisme, avec une population fortement réduite et concentrée dans des villes sécurisées et connectées.»  Il note également « la psychose imposée par les mesures pour limiter notre éveil » et « la propagande de la peur pour déprimer notre immunité

 

Mais il nous rassure : sa thèse est que « nous sommes en train de nous libérer...du foutur ou transhumanisme, cet ancien futur apocalyptique...»

 

Le basculement serait donc provoqué par cette crise du coronavirus. Le fait que le virus de la Covid-19 n’ait pas décimé l’humanité en 2020, qu’il fut peu létal et beaucoup moins létal « que ce qui avait été prévu par le Dr Ferguson, du très influent Imperial College de Londres... à l’origine de mesures drastiques...» a rendu ces mesures disproportionnées,  illégitimes et a contribué à l’éveil de la méfiance d’une partie de la population.

 

Guillemant explique en gros : Si le virus avait été plus létal, les lanceurs d’alerte n’auraient pas osé remettre en question la politique sanitaire, la légitimité des mesures auraient été reconnues, les technologies de traçage auraient été prises au sérieux et le vaccin accepté sans contestation.

Ainsi nous aurions « grimpé l’escalier du transhumanisme » sans même nous en rendre compte et le monde d’Orwell se serait installé sans contestation.

 

Bien qu’une partie de la population par inconscience et soumission collabore à la tyrannie actuelle, première étape d’un totalitarisme technologique mondial pire que toutes les dictatures passées, Guillemant se veut rassurant : « Je suis donc optimiste, car la révélation de la rationalité de l’hypothèse scientifique de l’âme et de toutes les potentialités de la conscience va complètement ringardiser l’ancien futur transhumaniste »

 

Il nous conseille de ne pas oublier que notre futur « est adressé par nos pensées via ...nos émotions… Si vous ne voulez pas du transhumanisme, soyez lucides et sachez dire non, mais sans vibrer la peur ni la violence. Vibrez plutôt la joie et la puissance de l‘être souverain et confiant qui sait que ce futur (transhumaniste) ne passera pas par lui. Vibrez des projets solidaires, autonomes et résilients qui valorisent la nature au lieu de la détruire... On ne crée pas son futur avec son mental mais avec son cœur.»

 


Ceci n’est qu’une présentation et ne prétend pas être un résumé du livre donc je laisse les notions scientifiques du nouveau paradigme de Guillemant dans l’ombre. Je laisse le soin de les découvrir aux lecteurs attirés vers ce livre par cette présentation.

 

Discussion

 

Certaines de ses notions rejoignent celles développées en 1905 devant un public berlinois par Rudolf Steiner et éditées en 2001, par Triades, dans : « La Quatrième Dimension. Mathématique et Réalité.» (Traduction par le mathématicien Jean-Paul  Hornecker ). Mais exprimées dans un langage très différent et avec une grande cohérence dans la conduite de sa pensée, ce qui n’est pas toujours le cas de la pensée de Ph. Guillemant dans ce livre.

 

En particulier dans l’affaire de la gestion de crise du coronavirus, parler de coïncidences pour réfuter le prétendu « complotisme » et dénoncer le hasard me semble contradictoire. Ou le fait de refuser le terme de corruption en parlant des scientifiques, dont les conflits d’intérêt ont dévoyé leurs conseils, ne me semble pas juste.

 

La thèse de Guillemant n’empêche absolument pas qu’il y ait aussi intentions inavouées de gouvernants, d’industriels de la pharmacie, de financiers mondialistes, etc., pour mener, malgré eux, des populations vers une gouvernance mondiale ni explicitée ni exposée au grand jour pour le grand public. C’est ce que dénoncent ceux qu’on appelle les « complotistes». Et, paradoxalement, c’est ce que Guillemant admet aussi implicitement dans son livre (et explicitement par ailleurs).  Pour être au courant de ces desseins mondialistes il faut en effet chercher l’information ailleurs que dans les grands médias qui ne distillent au grand public qu’une propagande quotidienne confuse, infantilisante et mensongère.

 

Or, ce  livre fait partie des moyens d’information qui ne sont pas immédiatement recherchés par un grand public soumis à la propagande et peu curieux ou trop pressé, ou paresseux intellectuellement.

 

MFT

 

 

156. "Une théorie de la connaissance chez Goethe - Rudolf Steiner

  A propos de « Une Théorie de la Connaissance chez Goethe » de Rudolf Steiner   aux Editions Anthroposophiques Romandes, édit...