18 septembre 2022

117. Tout, tout, tout savoir sur le complotisme - Revue NEXUS

 

Anatomie du complotisme 

Revue NEXUS

Une approche du problème en six articles

 

"Critiquez Anthony Fauci ou les conseils de sécurité nationaux contre le COVID-19, alors oui, vous serez accusés de complotisme, et même de tous les maux. Très souvent, cela n’a rien à voir avec des théories. Les faits avancés sont parfois prouvés, très souvent étayés de nombreux arguments solides et plausibles."

(Dr. Pascal Sacré)

 

 

Avant lire

« On désigne par «théories du complot » les scénarios qui prétendent expliquer un très grand nombre d’événements historiques ou de phénomènes contemporains par  l’existence d’un seul coupable, un individu ou un groupe, agissant dans l’ombre. Au contraire des véritables complots, ces théories s’appuient sur des coïncidences, des interprétations,  des amalgames et des anecdotes, plutôt que des preuves documentaires solides ou des données probantes. » (Agence Science Presse[1] : https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/covid-19-depister-desinfo/2020/09/17/11-septembre-aux-vaccins-etre-complotiste-pour-vie)

 

« Les thèses conspirationnistes restent très populaires chez les Français mais séduisent surtout les jeunes de classes populaires, révèle une étude de l'Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et l'observatoire Conspiracy Watch publiée mercredi. À l'heure des réseaux sociaux, où les «fake news» pullulent, les grandes théories du complot continuent de faire écho auprès des Français. C'est ce que révèle une étude de l'Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et l'observatoire Conspiracy Watch publiée mercredi. «Cette nouvelle enquête met en lumière l'influence préoccupante des représentations conspirationnistes dans la société», relève Rudy Reichstadt, membre de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès et directeur de Conspiracy Watch(Le Figaro : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/02/06/01016-20190206ARTFIG00208-une-enquete-devoile-le-profil-type-d-un-adepte-de-theories-du-complot.php)

 

« Ainsi, selon quelques unes de ces théories, l’homme n’a jamais marché sur la lune et le gouvernement américain a planifié les attentats du 11 septembre. Le décès de Lady Diana n’est pas accidentel et le réchauffement climatique constitue un canular. Donald Trump lutte contre une secte démocrate pédophile et satanique, aidé par le mouvement QAnon. Le sida est une création de la CIA, la Terre est plate et le monde est gouverné par des reptiliens. » (Psychologue Grenoble : https://lopezpsychologue.fr/le-complotisme-comment-lesprit-subvertit-la-realite/)

 

Voici donc quelques approches plus ou moins « officielles » du complotisme :


►Si vous mettez en doute, d’une quelconque manière, une version « officielle », alors vous êtes complotiste, vous croyez que la terre est ronde ; ►si les explications « officielles » concernant le 11 novembre ne vous satisfont pas entièrement, alors vous êtes complotiste, vous croyez que la terre est ronde ; ►si vous pensez que les vaccins à ARNm peuvent s’avérer inefficaces, alors vous êtes complotiste, vous croyez que la terre est ronde ; ►si vous avez le moindre doute sur le fait que l’homme a marché sur la lune, alors vous êtes complotiste, vous croyez que la terre est ronde ; ►si vous vous méfiez de la presse « officielle », celle qui a de gros tirages et des financements sûrs, alors vous êtes complotiste, vous croyez que la terre est ronde ; ►vous regardez le ciel et vous vous étonnez de ses traînées blanchâtres laissées par des avions qui s’entrecroisent, appelées « Chemtrails », et ce pendant des heures, vous êtes complotiste, vous croyez que la terre est ronde.

 

Bref un complotiste, c’est donc quelqu’un qui ne gobe pas en totalité les théories « officielles », surtout quand elles sont communiquées en masse, de manière insistante et à grand renfort de preuves et d’études financées par ceux-là mêmes à qui elles profitent.

 

Bref, quelque part, nous sommes

 

TOUS COMPLOTISTES

 


 Comme le proclame le titre du dossier de la revue Nexus dans son n° N°140  de Mai/juin 2022 :  « Tous ‘Complotistes’ ? La fabrique d’une (auto)censure de masse », dossier.

 

 

Sus au complotisme ordinaire

 

Dans ce numéro un dossier de 5 articles, par Marielsa Salsilli[2] :

 


1- Les « complotistes », dernier rempart contre la tyrannie

2- Aux racines de la « théorie du complot »

3- Oser divulguer les enjeux réels

4- Survivre au temps du « complotisme »

5- Au-delà des complots

Appendice : le Pr. Raoult est-il un complotiste ?

 

Résumés et citations

 

1 - Les « complotistes », dernier rempart contre la tyrannie

 

Tout individu refusant l’injection expérimentale appelée indûment vaccin ou exprimant un doute ou une opinion contestataire concernant la gestion de la crise Covid subit l’anathème de « complotiste » depuis 2020 et devient ennemi public numéro 1 à exclure de tout débat public.

 

Cette étiquette, attribuée sans argument, expose l’hérétique de la religion sanitaire Covid à diverses pressions, sanctions, représailles sous couvert d’intérêt général. Les « bons citoyens» soumis à la propagande et ne voulant pas ouvrir les yeux sur la réalité se chargent de discriminer quiconque s’écarte d’une norme prêchée quotidiennement, ce qui est appelé « contrôle horizontal » dans cet article. Tandis que les recherches des causes profondes de la servitude de la population y est appelée « complotisme d’en bas »

 

La journaliste énumère des atteintes grandissantes à la liberté d’expression en passe de disparaître : censures des GAFAM, loi « anti-fake news », tentative de loi pour légaliser la censure, un Conseil , genre Conseil de l’Ordre des Médecins, pour surveiller les délits d’opinion des journalistes, la Commission Bronner pour judiciariser la lutte contre les « complotistes ». Les  lanceurs d’alerte sont  traqués maintenant par des fact checkers qui s’autoproclament « défenseurs de la vérité » . Ceux-ci  ne cherchent pas à vérifier des faits mais décident arbitrairement de ce qui est vrai. Ils sont souvent en lien d’intérêts avec certaines factions et « mènent leurs chasse aux sorcières en tout impunité et accusent le ‘complotiste’ d’être populiste, négationniste, fasciste ou antisémite et même, désormais, terroriste...» même quand  il s’appuie sur des faits documentés ou sur des preuves scientifiques, émises par des scientifiques indépendants hors conflit d’intérêt.

 

« L’enjeu de la guerre ouverte contre le complotisme n’est certainement pas la vérité mais le contrôle de l’opinion publique. Avec la possibilité, désormais, de saisir le juge des référés pour interdire des contenus, c’est un ministère de la Vérité à la Orwell qui s’est mis en place.» Anne-Sophie Chazaud, au micro d’André Bercoff le 30/09/21, Auteure de « Liberté d’inexpression- Nouvelles formes de la censure contemporaine », 2020

 

Maintenant la plupart des gens se sentent obligés, « avant de questionner l’actualité ou d’émettre un avis critique sur des évènements troublants » de préciser qu’ils ne sont pas complotistes, pour pouvoir être entendus.

 

L’autocensure qui s’est installée depuis 2020 « n’est-elle pas la plus économique et la plus efficace des censures ? » demande la journaliste.

 

Pourtant c’est bien l’accumulation de discours et décisions politiques contradictoires, incohérentes, contraires à l’intérêt général, contraires à l’intérêt physique, psychique, civique et économique des populations qui a poussé les soi-disant complotistes à douter, à se poser des questions, à réfléchir et à chercher une ré-information plus crédible que la version officielle devenue maintenant dogme et  dont il est socialement interdit de s’écarter. Celui qui ose se libérer du mythe du narratif gouvernemental, est caricaturé et déshumanisé à travers un mot issu d’une technique de guerre cognitive ou neuropsychologique qui crée, détourne ou supprime des mots afin de  fabriquer une « novlangue », un langage nouveau pour une nouvelle culture dans un nouveau monde de contrôle total des individus, un langage devenu arme sémantique de désinformation et de propagande.

 

Mais la journaliste conclut ainsi son article : « Les étiquettes disqualifiantes, telles que ‘complotiste’, ont été conçues pour que la propagande puisse conserver sa suprématie »

Mais d’après la journaliste « L’insulte ‘complotiste’ est le signe d’une perte d’emprise de la propagande sur les populations.» Alléluia !

 

(Note : la guerre cognitive consiste à contrôler l’information, la connaissance et la pensée)

 

2 - Aux racines de la « théorie du complot »

 

Historiquement les termes « théorie du complot » et « complotiste » sont crées par la CIA en 1967, après l’assassinat du président John Kennedy, pour désigner ceux qui n’acceptaient pas la version officielle de l’acte d’un assassin isolé. Car « des témoignages et des preuves irréfutables rendaient inacceptables les conclusions de la commission d’enquête» officielle. 

 

Le vice-président Johnson a enfreint les lois de son état  et les lois fédérales en confisquant le corps de Kennedy pour empêcher une autopsie indépendante.

 

ll était évidents pour les contestataires de la version officielle que le président Kennedy, pas suffisamment belliciste et voulant arrêter la guerre du Vietnam, a été éliminé. « Des ouvrages très bien documentés (Nelson,Epstein, Mark Lane…) sont publiés dès 1965, dénonçant les conclusions absurdes de la  commission Warren...destinées à dissimuler un coup d’état... La déclassification des archives liées à l’assassinat de Kennedy n’est toujours pas achevée» malgré le délai maximum de 25 ans dépassé. « Comment un narratif aussi délibérément mensonger a-t-il pu se maintenir depuis près de 60 ans ? »

 

La CIA envoie,  le 4 janvier 1967, une note à toutes ses antennes à l’étranger pour demander aux agents de renseignement d’activer leur réseau de « relations bien disposées vis-à-vis de l’élite »  pour faire taire les détracteurs du rapport Warren, insinuer qu’un « discours conspirationniste » est généré par des communistes et user de stratagèmes pour les décrédibiliser.

 

« Les stratagèmes consistent à attaquer les opposants plutôt que leurs arguments, en suggérant que les auteurs ‘complotistes’ sont attachés à des théories à priori, indépendamment des preuves, qu’ils ont un intérêt politique ou financier à soutenir ces théories... »

 

La dépêche de la CIA recommande aussi à ses agents de rechercher l’assistance des médias pour répandre l’idée d’une « conspiration à grande échelle. »

 

Après la diffusion de cette note de la CIA le terme de ‘complotiste’ ou ceux de ‘théorie du complot’ apparaissent de plus en plus souvent dans les médias.

 

Puis un politologue, chargé de mission auprès du président Johnson, auteur de la loi Roche, « introduit l’insinuation de paranoïa, de dérive sectaire et de stupidité pour qualifier les détracteurs du rapport Warren. »

 

« Le contexte qui a abouti aux USA à cet assassinat historique et aux manœuvres inédites pour le couvrir est celui d’une corruption évolutive et croissante » malgré les tentatives pour la juguler.

 

La corruption systémique et une concentration des richesses et des pouvoirs au main d’une élite modifie la façon de gouverner, il ne s’agit plus de représenter la population et de satisfaire l’intérêt général, mais de formater l’opinion publique dans le sens des intérêts d’une élite par une propagande. C’est ainsi que se multiplient les entrées en guerre des USA hors de ses frontières,  les dernières engagées au nom du terrorisme.

 

L’influence psychique, la perte de la pensée critique par la propagande relayée par les médias de masse, ont été étudiées, en particulier par Noam Chomsky, professeur au MIT. Son ouvrage « La stratégie du Choc » vulgarisé par la journaliste canadienne Noami Klein décrit « un stratagème cognitif qui consiste à mettre les foules en état de choc traumatique pour mieux les manipuler. »

 


« Manipuler une foule en s’adressant à ses émotions et ses instincts »
est une technique pratiquée par les régimes totalitaires dont les récits officiels au profit d’intérêts privés deviennent des dogmes, des vérités absolues incontestées par peur ou croyance naïve et relayées par des médias au mains d’intérêts privés. Mettre en doute, questionner ou critiquer leur mythe est transgressif et met au rang d’ennemi à abattre au nom de l’intérêt général.

 

« Le concept de la  théorie du complot est ainsi venu au secours des mythes destinés à masquer des complots qui n’ont rien de théoriques. »

 

C’est un outil de désinformation efficace affirme Francis Mac Collum Feeley, professeur honoraire à l’université de Grenoble et directeur du CEIMSA.

 

3 - Oser divulguer les enjeux réels

 

Quels sont les enjeux réels que ne veulent pas aborder les anti-complotistes ?

 

Pour les  anti-complotistes les arguments sont superflus, ils clôturent arbitrairement le débat sans permettre le moindre dialogue, l’étiquette ‘complotiste’ justifiant le rejet, la discrimination pour refus du dogme.

 

Plutôt que de polémiquer sur des étiquettes, de Haven Smith propose d’oser nommer le tabou, celui des crimes au plus haut niveau de l’État, des crimes d’État contre la démocratie, de la criminalité politique des élites, les «high crimes» de la Constitution américaine.

 

L’aveuglement en langue française est encore plus profond car il n’existe pas de terme exact, comme aux USA,  pour nommer ces crimes. Qu’ils soient reconnus (Watergate, Iraqgate), avérés ( Wikileaks, affaire Snowden, Panama Papers) ou suspectés (11 Septembre) ils sont tous graves et présentent tous des points communs, en particulier les conflits d’intérêts entre investigateurs et suspects qui entravent les enquêtes et les rendent superficielles, difficiles ou impossibles.

 

Par naïveté ou mauvaise foi une grande partie du public refuse d’envisager que ces crimes, ces trahisons, soient  plausibles, ce qui fait le jeu des criminels au plus haut niveau de l’État.

 

Si la criminologie ordinaire était appliquée, la mise en perspective, la corrélation évidente entre ces différents crimes d’État contre la démocratie seraient  établies par les périodes, les cibles, les modes opératoires, les conséquences politiques et permettrait au public de les percevoir enfin et de leur faire face. Actuellement  les assassinats, les fraudes électorales, les attentats, les affaires de corruption, etc sont perçus comme des faits isolés indépendants du contexte politique et sans lien entre eux, ce qui en cloisonne la perception cognitive, de plus encouragée par le concept de ‘théorie du complot’ qui focalise l’attention sur ce qui est présenté comme supposition par les grands médias et non sur les conséquences avérées des événements.

 

En criminologie ordinaire le bon sens pousse à chercher à qui profite le crime. La censure par l’étiquette de ‘complotisme’ fait disparaître l’idée même de mobile, remplacée par l’idée du hasard et des coïncidences. La journaliste remarque que « la stigmatisation et la répression des « complotistes » est le nouveau visage du totalitarisme ». Comme dans le passé (nazi en particulier) « l’ennemi est dangereux et contagieux »

 

Les crimes d’État contre la démocratie étant impunis, ils se multiplient d’autant plus que ce sont ceux qui les dénoncent qui passent pour coupables. Les élites impunis attaquent au lieu de se défendre et combattent les personnes qui contestent plutôt que leurs arguments, inversant ainsi les valeurs, écartant ainsi les investigation, banalisant leurs crimes et ajoutant à la confusion du public par la notion de ‘complot’ en faisant passer les ‘complotistes’ dénonciateurs de complot, pour des ‘comploteurs’.

 

Il faut aussi bien voir que la plupart de ces crimes de l’élite contre la démocratie favorisent une politique étrangère des USA, belliciste et interventionniste.

 

« La répétition des modes opératoires (surveillance illégale, planification médiatisée d’événements de portée internationale sous faux drapeau, etc.) plaide en faveur de l’existence d’un petit groupe d’intérêt qui se serait maintenu au fil des décennies.»

 

La corruption d’abord ponctuelle et économique est devenue à partir de la seconde guerre mondiale une corruption systémique et antidémocratique selon  de Haven Smith. L’objectif de l’élite est devenu « le contrôle idéologique et  la suppression des droits et avantages de la population ordinaire.»

 

4 - Survivre au temps du « complotisme »

 

 

Le décryptage effectué des motifs politiques et des inversions, comment continuer à vivre ou survivre au temps du complotisme ?

 

A la longue « les « high crimes » impunis ont permis l’installation de la tyrannie, quelle soit perçue ou non

 

Le droit des citoyens de s’opposer à l’oppression reconnue depuis la Déclaration des Droits de l’Homme en 1789 ( article 2) est devenu aujourd’hui le « complotisme » livré à la vindicte populaire alors qu’il est en fait un des derniers remparts contre la tyrannie actuelle.

 

Les vrai anti-complotistes qui tirent les ficelles de la désinformation sont discrets, ce sont les élites. Ceux qui s’affichent anti-complotistes dans la sphère publique (experts médiatiques, leaders d’opinion, etc.)  n’en sont que les chiens de garde, en service commandé en échange de faveurs diverses ou pour leur propre sécurité.

 

Les anti-complotistes ordinaires et naïfs peuvent être de bonne foi. La nomenclature américaine distingue 3 niveaux de déni :  les conspi-négationistes, les conspi-sceptiques et les conspi-réalistes. La journaliste décrit et commente ces 3 types.

 

Pour l’auteure de l’article les ‘complotistes’, sont des dissidents ou des résistants, termes devenus légitimes depuis  que les régimes démocratiques représentatifs sont devenus des « totalitarismes sélectifs » ou soft totalitarisme, « une dérive totalitaire bien réelle mais difficile à percevoir pour le plus grand nombre. »

 

Les dissidents, qualifiés de ‘complotistes’, connaissent leur sujet, ne sont pas empêtrés dans les dogmes et les tabous, ont des explications claires et cohérentes, le courage de leurs conclusions et ce qu’ils prédisent s’avère le plus souvent exact, affirme la journaliste.

 

La confusion semée par les termes utilisée par la désinformation est aggravée par l’amalgame, une extrapolation mensongère et simpliste qui fait croire, en toute mauvaise foi, que les complotistes suspectent toujours un complot derrière chaque événement politique et qui fait passer les complotiste pour des demeurés ou des paranoïaques. D’autre part le terme particulièrement pervers de « théorie  du complot » qualifie de théorie un crime politique en bande organisée bien réel, cette expression « conjugue technique de propagande(convaincre) et censure (faire taire).»

 

La journaliste préconise de passer des croyances aux connaissances dans les deux camps : les anti-complotistes et certains  ‘complotistes’ , par paresse intellectuelle gobent sans réfléchir la propagande pour les uns ou des thèses non vérifiées de « prêt à penser » pour les autres.

 

Chercher à  découvrir les mensonges institutionnels  peut être l’occasion, dit-elle,  d’apprendre à rechercher et à analyser correctement l’information.

 

La journaliste donne 10 clefs privilégiée par la revue Nexus pour distinguer le vrai du faux :

 

► chercher la source de chaque information et la source de cette source et laisser tomber les infos non sourcées

► sélectionner les informations concernant des faits vérifiables

 suivre la piste de l’argent : liens d’intérêts, financeurs des études, de la diffusion, des auteurs, des médias

 à qui profite l’information, conséquences pour l’auteur (bénéfices ou représailles), pour sa carrière, pour son statut social ?

 se défier des grands organes de presse ( tous détenus par des financiers). La presse mainstream est un outil de propagande.

 observer les convergences et corrélations. Si les sources ont le même référentiel lexical et linguistique, elles ont certainement la même origine idéologique ou financière. Au contraire si les sources sont non corrélées ( éloignement géographique, époques ou domaines d’expertise différents) et parviennent aux mêmes conclusions, à partir de cheminements différents et formulées avec un vocabulaire différencié, l’information est plus fiable

 étudier les faits et les preuves selon les principes scientifiques : des faits observables, mesurables, reproductibles, démontrables, réfutables, etc.

 oser ne plus croire et apprendre à identifier les croyances parmi les connaissances acquises. Ne pas remplacer une croyance par une autre.

 ne pas rejeter ou adopter une thèse a priori

 privilégier le réel à n’importe quelle théorie

 

Les conseils de l’article quand on se fait traiter de ‘complotiste’ :

 

► D’abord avoir du discernement sur son interlocuteur (comprendre où en est l’autre) et sur la façon d’aborder le sujet : montrer les ressorts d’un mensonge et ses conséquences plutôt que les mobiles des suspects.

► Présenter des faits plutôt que son opinion.

► Poser des questions ou relayer les déclarations des membres de l’élite.

► Ne pas faire de l’insulte reçue une affaire personnelle et donc ne pas se justifier ou se défendre mais plutôt questionner son interlocuteur sur ses sources d’information en dehors des médias mainstream et sur les faits réels qui lui feraient discréditer les autres récits.

 

L’anathème de ‘complotiste’ est la preuve du manque d’arguments de celui qui profère l’insulte.

 

5 - Au-delà des complots

 

« La manipulation ...nécessite l’implication et le consentement de ceux qui sont manipulés. »

 

La conscience est indispensable à l’exercice de son propre pouvoir. « Aucun système...aussi pervers soit-il ne peut se développer à grande échelle sans l’accord même inconscient d’un très grand nombre de personnes. »

 

Quand les yeux s’ouvrent sur les crimes d’État contre la démocratie et contre l’humanité  on ne revient plus en arrière. Le réveil, souvent causé par un drame personnel, permet de débusquer enfin les amalgames, le simplisme, les biais cognitifs, l’absurdité, les incohérences, etc. de la propagande institutionnelle.

 

Les élites luttent avec acharnement pour ralentir leur chute car les complo-négationnistes d’aujourd’hui seront les complotistes de demain, une fois le déni dépassé et la sortie du schéma « bourreau-victime-sauveur » pour s’émanciper vraiment et pour que la population prennent alors ses responsabilités « car les complots n’ont pas pu se multiplier sans le consentement des populations. »

 

Pour cela il faut prendre conscience « des fantasme de l’invulnérabilité de cette élite politico-financière...des êtres humains qui exploitent  à leur  profit les grandes failles psychologiques d’une large partie de la population ...qui a joué le jeu de l’ignorance, des compromis, de la remise de son pouvoir à autrui..., les trois conditions (qui permettent) le complot. » Gregory Mutombo

 

Nous sommes manipulés avant tout par nos peurs, nos désirs et nos faiblesses. « Tout système de contrôle ou d’influence repose toujours sur la participation ou la collaboration ou l’implication plus ou moins importante de tous ceux sur lequel il s’exerce. Dans le cas contraire le système disparaît. » Gregory Mutombo.

 

La journaliste précise que dénoncer les complots est une étape indispensable mais non suffisante. Et « la prise de conscience doit s’accompagner de prise de responsabilités. » Cette dénonciation « préfigure l’émancipation collective à venir. »

 

 

Appendice : le Pr. Raoult est-il un complotiste ?

 


Pour compléter ce dossier voici l’interview d’un « complotiste » : dans une vidéo du 29 mars 2022, Didier Raoult répondait à la question « Êtes-vous complotiste ? » (sur le site Nexus.fr)

Certains liens d’intérêts et pratiques outrancières parfois non respectueuses de la loi méritent des investigations plus poussées, selon le Pr Raoult. Si être complotiste, c’est se poser des questions, chercher des réponses et oser exprimer une opinion différente du « conte » sanitaire, qu’on nous raconte, en se basant sur des faits, alors le professeur n’a pas honte de dire qu’il l’est.

Pr. Raoult :

« C’est une très bonne question, parce que c’est un mot à la mode, voyez-vous. À chaque fois que les gens ne sont pas d’accord avec le texte, le récit, le conte de fées qu’on nous raconte, c’est qu’ils sont complotistes. Moi, je suis plutôt victime de complots, de vrais complots. Il y en a que j’ai bien identifiés […] contre qui j’ai porté plainte, des groupes qui font du harcèlement en meute. Il y a, honnêtement, un acharnement d’un certain nombre de membres du gouvernement sur ce que je fais...

Le bénéfice de Pfizer, pour l’année dernière, sur le vaccin, c’est 41 milliards de dollars, ce qui amène à la 80e place en termes de PIB de pays*. Et je ne veux pas parler des financements de Vanguard ou de Blackrock. Blackrock, c’est 10 000 milliards de dollars. Ça en ferait le 4e pays mondial après les États-Unis, la Chine et l’Inde*

Si vous pensez que c’est neutre et que ça ne donne pas à réfléchir, vous n’êtes pas complotiste. Moi qui n’étais pas complotiste, je me pose des questions. Il suffit de regarder jusqu’à quel point ce financement est libéré […] pour acheter les faiseurs d’opinions, pour acheter les journaux…

Il faudra bien qu’il y ait une réflexion sur les liens d’intérêts si le même laboratoire finance à la fois une chaîne de télévision, un éditeur qui publie scientifiquement, un leader d’opinion qui parle à la télévision et qui écrit dans le truc à la fois. On a le droit de se poser la question de savoir si ce conflit d’intérêts n’altère pas sa crédibilité. ..

Est-ce que je suis complotiste ? Oui, je trouve que d’acheter du Remdesivir à Gilead pour un milliard la veille du jour où l’OMS dit que ça ne sert à rien et que tout le monde le sait, je pense qu’il y a quelque chose là qui mérite une investigation.

Je pense que le niveau de l’argent qui circule atteint un niveau auquel on n’était pas habitués et je pense qu’il faudra bien que la vigilance se mette en place. […] On voit les hurlements que des gens poussent à chaque fois que quelqu’un ose avoir une opinion différente […] On voit bien qu’il n’y a plus de contre pouvoir à cette masse financière qui gagne quand même un argent absolument fou au cours de cette épidémie. Donc, si c’est ça être complotiste, je suis volontiers complotiste, j’ai pas de problème. »

 


*Errata :
– Le bénéfice de Pfizer en 2021 d’après plusieurs articles comme celui de la Tribune s’élevait à 22 milliards de dollars, non pas à 41, ce qui en ferait le 112e pays en termes de PIB.
– Le 3e pays au plus gros PIB n’était pas l’Inde, mais le Japon en 2021 (avec 5 378 milliards de dollars d’après statista.com, ce qui ferait de Blackrock le 3e et non le 4e ).

NEXUS

Sur le sujet dans ce même blog, à consulter :

 Article n°  09. Une guerre contre les peuples - Claire SEVERAC

Article n°  45. Le "Complot" dévoilé et analysé - Ph. Bobola

Article n°  98. Le Plan : un scénario parfait - Libre information Belgique

Article n° 104. Hold-up mondial sur la santé
 

[1] Dis moi qui te finance, je te dirai ce que tu penses. De son propre aveu cette agence est financé avec des fonds publics : Nos activités sont en partie financées par le Ministère québécois de l'Économie et de l'Innovation (MEI).  Le Détecteur de rumeurs, notre rubrique de vérification des faits, est entièrement financé par des fonds publics provenant des Fonds de recherche du Québec et du Bureau de coopération interuniversitaire.

 

[2] Ingénieure de formation, Marielsa Salsilli enquête sur les alternatives qui permettent de construire un nouveau paradigme social et politique. Elle est l’auteure de « LES NOUVEAUX ENFANTS, pionniers d’une nouvelle humanite aux Editions Dangles » (2019) et vient de traduire « Aux origines de la ‘Théorie du complot’ » du Pr Lance deHaven-Smith (éditions Yves Michel, mars 2022)

16 septembre 2022

116. Fièvre vaccinale - Le PLAN de l'UE est prêt - Rodolphe Bacquet

COVID-19 : Le Plan de la UE pour les mois à venir

La fièvre vaccinale se déchaîne et déferle sur l’Europe de Mme von der Leyen

 



 

Présentation

De vague en vague …

 

Depuis un certains temps déjà, on recommence à entendre les trompettes du COVID-19 qu’on croyait à jamais silencieuses. C’est tantôt le ministre de la santé qui annonce une huitième vague, sur la foi de scientifique, qui ne s’occupent plus d’observer les faits, mais les prévoient tels des pythonisses, des sorciers, voire des oiseaux de mauvais augure. Les journaux subventionnés, s’y mettent aussi.

 


Ainsi l’un deux titrait récemment à la une « Covid-19 : est-ce vraiment fini ? » Et poursuivait : « La  crainte du Covid-19 ne figure plus parmi les préoccupations majeures des Français. Les chiffres de la pandémie (sic !) sont à la baisse et la 4e  dose de vaccination (re-sic !) peine à convaincre. Mais sommes-nous vraiment débarrassés du Covid ? ». Suivent, en pages intérieures des avis d’épidémiologistes, éditorialistes bien informés et autres spécialistes qui prévoient le pire[1].

 

A l’UE, tout est prêt, pourtant, la direction de l’Union a tout prévu, elle le communique à ses états membres[2]. Et que communique-t-elle ? Un plan aux petits oignons avec force restrictions et encore plus de vaccins.

 

Tout cela se trouve dans une communication spéciale qui a été publié dans le site officiel de l’UE … en anglais, la langue du seul pays ayant quitté l’UE, mais que l’on comprend aussi outre-Atlantique.

 


Tout cela est contenu, résumé et expliqué dans la newsletter de Rodolphe Bacquet complément sa revue de santé « Alternatif bien-être ».

 

Voici, en substance, ce que contient l’article de l’UE résumé par Rodolphe Bacquet dans sa « lettre alternatif  bien-être » du 9 août 2022.

 

Covid : le plan de la Commission européenne pour l‘automne-hiver 2022

 

Rodolphe s’adresse à ses lecteurs et amis :


« Comme je suppose que la majorité d’entre vous ne se rend pas spontanément sur le site internet de la Commission Européenne afin de surveiller ce que celle-ci nous prépare pour la prochaine vague de covid, j’y suis allé pour vous.

J’y ai trouvé la confirmation de dispositifs prévus et prévisibles…

… et j’y ai débusqué une mesure bel et bien programmée, mais bien discrète. Surtout, lisez-moi bien jusqu’au bout. »

 

Le plan de bataille pour cet automne-hiver est déjà prêt

Sur le site officiel de la commission européenne a donc été publiée, exactement le 2 septembre, la liste des « mesures concrètes » que les pays de l’UE sont censés adopter pour faire face à la énième (en France la huitième) vague prévue de Covid.

J’écris censés car la Commission européenne n’a pas de pouvoir contraignant à ce stade sur les États :

« La Commission demande instamment aux États membres de mettre en place les stratégies et les structures nécessaires, y compris pour la vaccination et la surveillance contre la COVID-19, afin de réagir rapidement et durablement aux futures épidémies. L'objectif principal des actions proposées par la Commission est d'accroître le recours aux vaccins, y compris les vaccins adaptés et nouveaux, et de veiller à ce que tous les citoyens soient bien protégés. »

Le communiqué, en français, est disponible dans le lien en source[3].

Dans ce communiqué, les principales mesures énumérées sont :

  • Mettre l’accent sur la vaccination et les doses de rappel pour tous ;
  • Rendre prioritaires pour les doses de rappel les personnes âgées de 60 ans et plus, ainsi que les personnes considérées comme plus à risque de développer une maladie grave ;
  • Combiner les campagnes de vaccination anti-covid et anti-grippe;
  • Faire la promotion des « avantages de la vaccination ».

 


Au surplus, le document de la Commission européenne insiste sur l’effort de déploiement logistique qui doit être mené pour assurer la diffusion des nouveaux vaccins récemment approuvés (sans réelle étude clinique, au passage, ce qui est ahurissant)ciblant Omicron.

Omicron, qui est déjà un variant en grande partie obsolète… enfin bref…

Pour le reste, c’est la ribambelle des mesures habituelles : retour des masques faciaux, limitation des rassemblements, etc.

Bref, rien de nouveau sous le soleil en apparence.

Mais en apparence seulement.

Car, voilà… force « détails » n’apparaissent pas dans le communiqué de presse…

Le site de la commission européenne laisse la possibilité de télécharger une version imprimable de ces mesures bien plus détaillée.

Car, assez étonnamment, le communiqué ne fait… que deux pages !

Si vous restez sur le mode « français » du site, vous ne trouverez pas de documentation plus détaillée.

Pourtant, ce « document de référence » existe.

Mais voici ce qui se passe quand vous essayez d’y accéder :

« Ce document n’est pas disponible en français ».

 


En fait, il n’est disponible qu’en anglais, c’est-à-dire dans la langue du seul pays qui a quitté l’Union Européenne… et qui n’est donc pas concerné par ces mesures.

N’aurait-il pas été légitime qu’un document d’une telle importance soit disponible a minima dans les langues des pays européens les plus peuplés : le français, l’allemand, l’espagnol, l’italien ?...

Mais ouvrons ce fameux document, en anglais, donc. Si vous lisez l’anglais, vous pouvez le faire avec moi en téléchargeant le document via le lien en source[2].

Il fait 15 pages, bien serrées. C’est le genre de document administratif, rébarbatif à lire, et dans lequel les informations importantes sont écrites en petit.

Toute la stratégie de la Commission européenne y est détaillée, sans complexe.


Tout d’abord, la commission reconnaît noir sur blanc qu’il est impossible de prévoir quel variant du Covid sera dominant cet automne (p.2) :

À quoi donc serviront les nouveaux vaccins approuvés la veille de la publication de ce rapport ( ! ) et déjà pré-commandés dans des proportions gigantesques ? Mystère.

Mais surtout, p.4, la Commission livre une feuille de route orwellienne pour assurer, quoi qu’il arrive, la diffusion de ces nouvelles doses.

On apprend dans ce texte que la « promotion » de ces doses supplémentaires et de ces nouveaux vaccins (plus expérimentaux que jamais) passe par la mise en confiance de la population et la « chasse à la désinformation dans médias mainstream et les réseaux sociaux » - autrement dit, non seulement nous aurons toujours le droit aux messages de santé publique effrontément mensongers (« tous vaccinés, tous protégés ») mais aussi à la censure et au pseudo « fact-checking » du gouvernement et des gardiens de sa ligne sanitaire.


Mais le dernier point est le plus surprenant : il lie explicitement l’hésitation vaccinale et les campagnes de désinformation aux « narratifs » anti-occidentaux et anti-UE !!! En particulier aux réseaux de « désinformation » sur… la guerre en Ukraine !

Voilà un mélange des genres qui me paraît surprenant dans un document censé parler de santé : nous ne sommes ici définitivement plus dans le registre des arguments scientifiques, mais de l’idéologie et de la propagande.

Mais accrochez-vous, ce n’est pas terminé.

Les « mesures concrètes » vont plus loin… beaucoup plus loin : RETOUR DU PASS !!!!


Le communiqué par lequel j’ai commencé cette lettre évoque les « mesures concrètes » à adopter en cas de vague épidémique.

Ces mesures sont davantage détaillées à partir de la p.7 du document de référence en anglais : y sont listés, notamment, le recours au télétravail mais aussi la vaccination des enfants en milieu scolaire.

Je rappelle que la vaccination des enfants a provoqué une levée de boucliers de la part de nombreux pédiatres et médecins à cause de la mauvaise balance bénéfices-risques de cette démarche : la recommander sans nuance dans ce document est une folie, tout simplement.

Et puis il y a cette information, à partir de la p.11.

Ces paragraphes de la page 11 nous annoncent tout simplement le retour du Pass sanitaire en Europe.

Je traduis en partie : « Les États membres peuvent utiliser le certificat numérique COVID de l'UE au cas où la situation de cet automne-hiver obligerait les pays à réintroduire temporairement les restrictions de voyage. Le règlement de l'UE sur les certificats numériques COVID, qui a été prolongé jusqu'en juin 2023, fournit le cadre nécessaire pour gérer l'impact des restrictions sur la libre circulation et pour faciliter les déplacements. »

 

Plus bas, le document formule cette perle (je ne m’en suis toujours pas remis) :
« Le certificat numérique COVID de l'UE a été un succès majeur en fournissant au public un outil qui est accepté et approuvé dans toute l'UE (et dans plusieurs pays tiers) et évite la fragmentation de plusieurs systèmes nationaux. »

Peu de gens s’étaient émus de la prolongation du cadre du certificat numérique Covid européen, il y a quelques semaines.

On voit ici que cette prolongation n’a rien d’une mesure administrative, mais vise bel et bien à sa réintroduction « si les circonstances l’exigent ».

Mais… qui sera habilité à « apprécier » ces circonstances ?

Le document est aussi flou sur ce point, que redoutablement précis sur tous les autres.

Je termine toutefois par la seule note positive du rapport à mes yeux : la prise en compte de la réalité du « Covid-long » comme maladie à la symptomatologie spécifique, et par conséquent nécessitant la découverte de traitements adaptés, distincts de ceux du covid classique.

La Commission affirme financer six programmes de recherches sur le covid long ; espérons que cela améliorera la condition des dizaines de milliers de personnes souffrant aujourd’hui à la fois du covid-long et de son absence de prise en charge par la médecine classique.

Pour le reste, nous risquons bien d’avoir, au cours des mois à venir, à pâtir non pas des politiques énergétiques à la place des politiques sanitaires, mais bien des deux à la fois.

Signé Rodolphe Bacquet*

 

La raison non officielle, mais probable de cette fièvre qui attaque soudainement tant la UE que les gouvernements satellites et, surtout, la presse officielle est à chercher, semble-t-il dans les excellentes relations que la présidente de l’UE entretient avec le président de Pfizer. Il semblerait effectivement qu’entre ces deux-là plusieurs e-mails intéressants aient été échangés, mais qu’ils ne souhaitent pas rendre publics.

C’est ce qui ressort en tout cas  de l’émission de Sud-Radio « Berkoff dans tous ses états », émission dans laquelle l’animateur s’entretenait avec la députée européenne française Michèle Rivasi. Celle-ci affirme :

  « On a donné beaucoup d’argent aux laboratoires ; on ne sait pas combien on a donné… On n’a pas d’accès sur le prix des « vaccins », et hier est sorti un rapport de la Cour des comptes (européenne) qui dit, ce que je répète depuis des semaines, qu’elle ne comprend pas …puisqu’il y avait une commande de 1,8 milliard de doses… ce qui représente, si on évalue un prix autour de 18 euros la dose, à plus de 35 milliards d’euros qu’on a donnés à Pfizer, au moins, c’est énorme, ce sont des sommes gigantesques… Et la Cour des comptes a reconnu qu’il était anormal que le comité de négociation où il y avait la directrice générale de la santé (de l’UE) et sept autres consultant représentant les états membres a été court-circuité … La Cour des comptes a demandé ‘est-ce qu’on peut avoir accès aux SMS ». La commission a dit NON. Est-ce qu’on peut avoir au moins accès au compte-rendu des négociations entre le comité et Pfizer. La réponse est NON. Donc, ça veut dire (…) qu’il y a eu des SMS entre la présidente de la commission et le directeur de Pfizer. Et cela, en dehors de toutes les règles… Si on a une présidente qui ne respecte pas le droit européen, moi j’estime, termine Mme. Michèle Rivasi, qu’elle est hors la loi…»

En écoutant Michèle Rivasi on comprend que puisqu’on acheté toutes ces doses, maintenant il faut les injecter. N’est-ce pas là une justification suffisante pour la 8ème vague et, donc, la énième dose dite de rappel ?

(cf. https://www.youtube.com/watch?v=muL2y0Tb99g)

 

En tout cas, en lisant la presse officielle de ces jours-ci, vous constaterez que, comme le ministre de la santé de la France et beaucoup d’épidémiologistes l’avaient prévu :

« Covid-19 : contamination en hausse, une 8e vague imminente. » (Le figaro – Science, 13 septembre. https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-contaminations-en-hausse-une-8e-vague-imminente-selon-le-ministere-de-la-sante-20220913)

 « Covid-19 : déjà les prémices de la 8ème vague ? Le nombre de nouveaux cas positifs augmente depuis six jours » (TVL, le 14 septembre 2022, https://www.youtube.com/watch?v=V51R7-B3mMw ).

On le voit, une fois de plus le ministère de la santé et les scientifiques ne s’étaient pas trompés. Quelle clairvoyance !

 

________

*Qui est donc Rodolphe Bacquet ?


Rédacteur en chef de la revue Alternatif bien-être, il publie périodiquement une « Lettre alternatif bien-être » qui diffuse ses informations principales.

Il est également l’auteur d’une pétition contre le pass vaccinal fin 2021 qui avait recueilli quelque 1.300.000 signatures et avait été remise aux députés et sénateurs  français.

De Marianne (30.12.2021)[4] : « Adressée aux députés et sénateurs, la longue lettre a été mise en ligne le 21 décembre. En quelques jours, elle a rencontré un succès d'ampleur. Les dernières mesures sanitaires auront-elles raison de la patience des Français ? Alors que l'Assemblée nationale doit débattre du projet de loi transformant le passe sanitaire actuel en passe vaccinal, des voix s'élèvent contre ce qui est perçu comme une obligation vaccinale déguisée.  C’est un point de non-retour vers l’obligation vaccinale généralisée, c’est autoriser une discrimination de chaque Français en fonction de son statut vaccinal. […] "N’acceptons pas de livrer notre santé au gouvernement et de tirer un trait sur le consentement médical !", peut-on lire dans cet appel. Le document mis en ligne le 21 décembre liste également toute une série d'arguments […], allant du passe vaccinal comme « aboutissement d’un an de mensonges successifs » (captures d'écrans de déclarations gouvernementales à l'appui) à la dénonciation de "Big Pharma, qui s’enrichit sur le dos de la nation"

[…]L'auteur du texte, Rodolphe Bacquet, est auteur de guides touristiques et fondateur de la newsletter « Alternatif Bien-Être », site de conseils santé tirés des médecines parallèles. Il a écrit plusieurs fois sur le Covid depuis le début de la pandémie. Sur le plateau de « Brunet et compagnie » sur LCI mardi 28 décembre, celui-ci déclarait ne pas remettre "en question l'utilité de se faire vacciner quand on a des comorbidités, quand on est fragile". "Mais, précisait-il, quand on n'a pas de comorbidités, quand on n'est pas fragile, on n'a plus de raisons, c'est mon opinion, de ne pas se faire vacciner que de se faire vacciner. Ensuite, chacun est libre de faire ce qu'il veut. […] Ça doit rester un choix. Ce que cette pétition cible, c'est la contrainte." Lui-même n'est d'ailleurs pas vacciné, ne s'estimant pas "dans la cible des personnes en danger face au Covid". »

A la base, Rodolphe Bacquet est donc
un auteur de guides de voyage.

 



[1] La Dépêche du Midi (le journal de la démocratie !) du 8 septembre 2022.

[2] En date du 2 septembre 2022, cf. son site officiel

[3] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_5302

[4] https://www.marianne.net/societe/sante/une-petition-contre-le-passe-vaccinal-depasse-le-million-de-signatures-en-france

13 septembre 2022

115. Pour une morale de la liberté - Rudolf Steiner

 

Trois aspects essentiels de la notion philosophique de la liberté

 


 

1 - Connaissance de soi et conception de l’univers

2 - Morale de l’autorité et morale de la liberté

3 - Déshumanisation et asservissement

 

 

 


 

Ce que nous vivons depuis trois ans (certes, depuis bien plus longtemps que cela, mais c’est beaucoup plus visible et perceptible depuis mars 2020) en ce qui concerne la liberté et les libertés tant individuelles que collectives des individus, n’est pas forcément inédit, mais c’est très grave.

 

Dans la société occidentale actuelle de plus en plus contrôlée (et contrôlant les individus), dans cette société dont une majorité d’individus semblent exiger plus de sécurité que de liberté et qui acceptent passivement la perte de libertés fondamentales au nom d’une illusoire sécurité sanitaire, il m’apparaît précieux de faire le point sur la notion de liberté qui implique de savoir pour qui et pourquoi ?

 

Les libertés et la liberté n’appartiennent pas au même plan de compréhension mais sont interdépendantes.

 

On s’en tiendra, ci-dessous à la notion abstraite de liberté à l’aide du chapitre IX d’une œuvre philosophique à part, datant de la fin du XIXe : « La philosophie de la Liberté » de Rudolf Steiner, Editions Anthroposophiques Romandes, 1983. Et dans cet ouvrage, c’est dans le Chapitre IX – L’Idée de la liberté que l’on trouve les idées maîtresses développées ci-dessous.

 

Y sont décrites d’abord les phases de l’acte de connaissance pour  montrer que le penser est perfectible comme toute autre faculté et ensuite indiquer comment l’expérience vécue et exercée de la pensée conduite selon la méthode scientifique conduit aussi à la réalité de la liberté, mais une liberté à conquérir.

 

 

1- Connaissance de soi et conception de l’univers

 

Le « connais-toi... » de l’Antiquité est toujours d’actualité. Mais il ne renvoie pas seulement à une connaissance de sa propre personnalité comme le prône le « développement personnel » à la mode. Il fait surtout allusion à une connaissance profonde du potentiel humain, de la nature humaine universelle, une connaissance de l’homme sur tous ses plans : physique, énergétique, animique et spirituel. Ce qui mène également à une conception de l’univers non matérialiste.

 

Sur ce chemin de connaissance de l’entité humaine et de son destin évolutif, il y eu de tous temps, à toutes les époques des initiés, des investigateurs spirituels pour aider les hommes à y voir plus clair et plus loin que ce qui est visible car « il se passe plus de choses sur terre et dans les cieux... » que ce que nos sens peuvent en percevoir.

 

L’entité humaine est par nature morale, sociable et appelée à évoluer encore pendant de longues périodes nous enseigne cet initié occidental qu’est Steiner. De formation scientifique à l’Ecole Polytechnique de Vienne, il obtient ensuite un doctorat de philosophie, investigateur spirituel il a décrit dans son œuvre sa méthode d’éducation de sa pensée pour parvenir à ses connaissances spirituelles.

 

Il considère que l’homme évolué est un esprit libre dont la maxime fondamentale devrait être : « Vivre par amour de l’action, et laisser vivre les autres en étant compréhensif pour leur vouloir »

 

Pour Steiner « l’esprit libre est la suprême expression de la nature humaine.» et liberté et moralité sont indissociables

 

2 - Morale de l’autorité et morale de la liberté

 

Nos sociétés occidentales évoluent depuis des siècles dans le cadre d’une morale chrétienne qui fixe par ses commandements comment nous devons nous comporter les uns envers les autres. Puis les lois des États complètent les règles auxquelles nous devons obéir pour une vie en société sereine et féconde sur le plan pratique.

 

Commandements religieux, lois civiles, règles diverses indispensables jusqu’à présent dans la vie civilisée signifient-ils que l’homme est dans l’absolue incapacité de se comporter à la fois moralement et librement ?

 

D’autre part le débat entre déterminisme et liberté n’est toujours pas clos. Sommes-nous toujours déterminés par notre constitution physique et psychique ?

 

Voici ce qu’en pense le philosophe auteur de La Philosophie de la liberté

 

« L’homme est libre dans la mesure où il est capable de n’obéir qu’à lui-même…

L’acte libre n’exclut pas les lois morales ; au contraire il les inclut. Par contre il s’avère supérieur à l’acte simplement dicté par ces lois…

 

Le principe du devoir pur élimine la liberté, parce qu’il renie le facteur individuel et exige la soumission à la norme générale. L’acte libre ne se conçoit que du point de vue de l’individualisme éthique…

 

Seul l’homme qui n’est pas libre moralement, enchaîné par l’instinct naturel ou l’impératif d’un devoir accepté, repousse son voisin qui n’obéirait pas au même instinct ou à la même loi.

 

L’esprit libre triomphe des normes en ce sens qu’il puise ses motifs d’action non seulement dans les commandements, mais également dans ses propres intuitions morales.

 

La morale de la liberté ne prétend pas que l’esprit libre soit la seule forme sous laquelle l’être humain puisse exister….Notre vie se compose d’actions libres et d’actions non libres. Le concept d’« être humain » n’aura pas été pensé jusqu’au bout, tant qu’on n’aura pas découvert que l’esprit libre est la suprême expression de la nature humaine. Nous ne sommes véritablement hommes que dans la mesure où nous sommes libres.»

 

Les actions déterminées par notre constitution corporelle et psychique, réalisées pour satisfaire des besoins, envies ou désirs personnels, ne sont pas libres. Mais il existe des situations dans lesquelles les individus sont capables d’agir par idéal, par conviction politique ou morale; ils accomplissent alors  des actes qui ne leur rapportent aucun bénéfice personnel et qui, au contraire, représentent souvent un coût pour eux. C’est pour ce type d’actions qu’il est possible de parler de liberté.

 

Un exemple simple: celui qui prend en charge la responsabilité ou le bien-être d’un autre être, humain ou animal, sans qu’aucune règle, loi, convention sociale ne l’y oblige ou même ne l’y encourage et le fait en toute indépendance et discrétion, accomplit un acte libre.  Actuellement les actes de désobéissances civiles face à des gouvernements corrompus et des lois injustes sont des actes libres. Les exemples de sacrifice pour un idéal qui jalonnent l’histoire sont des actes libres d’une autre valeur spirituelle.

 

R. Steiner n’est pas aveugle et admet que pour la plupart des hommes il est encore nécessaire d’imposer des commandements moraux pour qu’ils s’abstiennent de suivre leurs penchants. Il admet que cette conception de l’homme libre n’est pas réalisée au niveau de l’ensemble de l’humanité et peut paraître chimérique au stade actuel d’évolution de l’humanité.

 


Mais si la non-liberté, dans la nature de l’être humain, est « notre ultime conviction, alors renonçons à tout simulacre de moralité et disons clairement : tant que la nature humaine n’est pas libre, il faut la forcer à agir...par des moyens physiques ou des lois morales pour triompher de la non-liberté...qu’il soit esclave de son instinct sexuel ou enchaîné par une morale conventionnelle… »

 

Pour Steiner la véritable moralité est donc celle de l’esprit libre. La moralité contrainte de l’esclave des conventions  est une sous-morale sur le plan spirituel.

 

Et la liberté d’esprit existe mais elle est à conquérir par une volonté de métamorphose.

Il faut admettre que de tous temps « du sein de l’ordre imposé émergent des esprits libres, des hommes qui ont su se trouver eux-mêmes dans cette confusion de mœurs , de lois, de pratiques religieuses, etc. Ils sont libres dans la mesure où ils n’obéissent qu’à eux-mêmes… »

 

Il poursuit : « Si l’homme n’était qu’une créature naturelle, la recherche d’un idéal …serait une absurdité… »

 

Devenir un esprit libre exige des efforts d’éducation de sa pensée : « Le concept d’homme moral n’est pas relié à priori et objectivement à l’image de perception « homme »...C’est l’homme lui-même qui doit relier son propre concept avec la perception « homme »...Pour y parvenir il doit préalablement avoir élaboré le concept d’esprit libre, c’est-à-dire son propre concept. L’homme a la possibilité de se métamorphoser...La nature  se contente de faire de l’homme une créature naturelle ; la société fait de lui un être agissant conformément aux lois ; lui seul peut se transformer en être libre...L’homme seul peut parachever son évolution...Cette spiritualité libre est l’ultime degré de l’évolution humaine.

 

 

Les normes, les commandements et les conventions morales sont justifiées mais elles ne représentent qu’une étape, en attendant que l’homme soit suffisamment évolué  et il ne s’agit pas de les admettre « comme l’absolu du point de vue moral. »

 

L’homme conscient de la liberté de l’esprit, décrit par Steiner, est un être évolué supérieur sur le plan moral ou spirituel à l’homme de devoir prôné par Kant. En prélude à « La Philosophie de la Liberté » Steiner a publié en 1892 « Vérité et Sciences », une analyse critique de la construction spéculative de Kant.

 

3 - Déshumanisation et asservissement

 

Depuis 2020 n’assistons-nous pas dans le monde occidental, sous prétexte de ‘pandémie’, à une tentative accrue d’isoler les individus les uns des autres sur le plan physique et sur le plan psychique ? Que peut signifier l’accroissement de la déculturation, de la désinformation, de l’isolement des individus par des mesures de confinement et de distanciation sociale, la perte de liberté d’expression, les techniques de diminution de la conscience, etc. sinon la volonté de déshumaniser progressivement les individus pour les soumettre ? 

 

 

« Si le germe de la sociabilité n’était pas depuis l’origine implanté dans la nature humaine, aucune loi extérieure ne pourrait le lui fournir. Les individus parviennent à vivre côte à côte pour la simple raison qu’ils participent à un seul et même esprit. L’homme libre vit dans la confiance que les autres êtres libres appartiennent comme lui au même monde spirituel. Libre, il n’exige jamais l’approbation des autres ; mais il l’attend, parce qu’elle est inhérente à la nature humaine...Toute collision entre les hommes moralement libres est impossible…

 

L’esprit libre n’éprouve pas …. le besoin de transgresser les lois de son pays...Toutes les lois objectives de la moralité ont été inspirées par les intuitions d’esprits libres… conçues de manière intuitives par un ancêtre... Les conventions morales furent à l’origine fixées par des hommes. Il en est de même pour les lois de l’État, toujours conçues par des hommes d’État... Les hommes n’en sont esclaves que s’ils oublient cette origine... Par contre, au lieu de négliger cette origine, on peut y chercher la marque de l’homme; alors les lois se révèlent comme étant une part de ce même monde idéel d’où nous puisons nos intuitions morales… »

 

Steiner conteste l’idée religieuse de l’homme « qui serait sur terre pour réaliser un ordre moral universel conçu en dehors de lui.» Pour lui : « L’homme libre se conduit moralement parce qu’il possède une idée morale, et non point pour que la moralité existe. L’homme n’est pas fait pour la morale mais la moralité existe grâce à l’homme.»

 

Il constate donc que le postulat de finalité dont la science a réussi à se débarrasser encombre encore souvent l’éthique. Il conseille donc de ne pas inverser l’ordre des phénomènes : « L’individualité humaine est la source de toute moralité… L’État, la société ne sont que la conséquence nécessaire de l’existence individuelle...l’inaction les atrophieraient. L’individu lui aussi s’atrophierait, s’il menait une vie isolée, hors de toute collectivité humaine

 

La déshumanisation vise à faire obstacle à l’évolution vers une plus grande liberté d’esprit des individus La déshumanisation vise à asservir les individus à un ordre artificiellement créé par des esprits pervers. Un ordre qui n’est plus un ordre social fonctionnant avec des lois conçues par des esprits libres. Les nouvelles lois étant de plus en plus des lois scélérates non favorables à une évolution saine des hommes et de la société.

 

Par exemple, la nouvelle loi bioéthique, votée l’été 2020 en fin de nuit par quelques députés encore présents, autorise la création de chimères, êtres hybrides mi-humains mi-animaux et « l’avortement » à 9 mois.

 

Depuis plus de deux siècles une philosophie matérialiste prédomine, limitant la connaissance et bornant l’univers au monde sensible. Ce choix philosophique qui apporte une conception de l’univers étriquée limite beaucoup  d’esprits contemporains et nous arrivons maintenant vers les ultimes conséquences de ce matérialisme devenue religion à travers ce nouvel ordre mondial qui s’implante et prévoit un avenir transhumaniste pour l’homme. Un avenir pour une petite  partie de l’humanité « augmentée » technologiquement et servie par des esclaves diminués en conscience.

 

L’homme « augmenté » étant le credo du nouvel ordre mondial et la perte de conscience étant la réalité actuelle de milliers de gens dans le déni et l’incapacité de prendre conscience de ce qui se passe réellement, en ce moment de tyrannie sanitaire et d’expérimentation médicale dans laquelle, par millions, ils sont pris pour cobayes pour un projet qui ne leur est pas avoué.

 

C’est pourquoi la recherche de connaissance et la volonté de se développer en conscience sont aussi des outils de résistance à la gouvernance mondiale destinée à détruire l’humanité des hommes et leur pouvoir de civilisation.

 


 

156. "Une théorie de la connaissance chez Goethe - Rudolf Steiner

  A propos de « Une Théorie de la Connaissance chez Goethe » de Rudolf Steiner   aux Editions Anthroposophiques Romandes, édit...